Gosuin: "Le piétonnier est mal parti, il est temps de corriger le tir"

29/04/16 à 18:34 - Mise à jour à 18:33

Source: Belga

Le gouvernement bruxellois est favorable au piétonnier dans le centre de la capitale, mais celui-ci est "mal parti", faute de concertation dans le chef de la Ville de Bruxelles avec la Région notamment vis-à-vis commerce. "Il n'est pas trop tard, mais il est temps de siffler la fin de la récréation", a affirmé vendredi le ministre bruxellois de l'Economie Didier Gosuin (Défi).

Gosuin: "Le piétonnier est mal parti, il est temps de corriger le tir"

© BELGA/Marise Ghyselings

"Je n'ai jamais été invité, préalablement au projet, à une discussion pour échafauder de concert une politique économique et de mobilité", a déploré le ministre, interrogé par plusieurs députés sur divers aspects récents du dossier.

En des termes plus modérés, Pascal Smet a déploré que la Ville ait apporté des modifications après la diffusion tout azimut par la Région d'une carte visant à faire connaître l'offre de mobilité et les moyens d'arriver dans les différents parkings publics du centre.

Le mini-débat ouvert sur ce dossier a mis en exergue les attitudes à géométrie variable de plusieurs formations politiques selon leur position sur l'échiquier politique à la Région où à la Ville.

Arnaud Pinxteren (Ecolo - opposition à la Région et à la Ville) a jugé que l'impuissance de la Région à agir dans ce dossier par le passé avait conduit la Ville à agir seule.

Fabian Maingain (DéFI) a proposé de prescrire une médication au MR atteint selon lui de schizophrénie, dans ce dossier. Youssef Handichi (PTB) lui a renvoyé l'argument quant à l'attitude de DéFI, et celle du ministre Smet (sp.a), conseiller communal de la majorité à la Ville.

Celui-ci a indiqué qu'à la demande de la Ville, il recherchait des solutions avec la STIB pour améliorer la desserte du piétonnier et modifier le terminus "transitoire" de bus devant le parlement bruxellois.

"Il est temps d'arrêter de se rendre ridicule vis-à-vis de l'opinion publique", a conclu le président du parlement Charles Picqué, soulignant qu'en l'état "cette affaire" était "bruxellicite".

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