Geert Bourgeois souhaite que les francophones s'inspirent de la territorialité québécoise

04/10/13 à 15:42 - Mise à jour à 15:42

Source: Le Vif

Le vice-président N-VA du gouvernement flamand Geert Bourgeois a souhaité jeudi, au terme d'une visite de quatre jours au Québec, que les francophones de Belgique s'inspirent de la politique de francisation pratiquée au Québec, où prévaut le principe de territorialité.

Geert Bourgeois souhaite que les francophones s'inspirent de la territorialité québécoise

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"Ce peut être une leçon pour nos compatriotes francophones, et surtout en périphérie flamande" de Bruxelles, a commenté M. Bourgeois. Les Québécois "vont très loin" dans le principe de territorialité, "jusqu'à établir des règles pour la dénomination des magasins".

De telles règles ne sont cependant pas à l'ordre du jour en Flandre, a tempéré M. Bourgeois. "On peut sans doute inciter activement à la préservation des noms locaux, mais de véritables règles, ça ne me semble pas une bonne idée".

Outre-Atlantique, le thème de l'immigration a aussi retenu son attention. S'avouant "jaloux" des compétences de la province canadienne en la matière, Geert Bourgeois a retenu sa capacité à attirer un grand nombre d'immigrés hautement diplômés pour résorber les pénuries de son marché du travail. Il attribue à cet égard une faible marge de manoeuvre à la Belgique du fait de la libre circulation des personnes au sein de l'Union européenne.

La mission de Geert Bourgeois au Québec était axée sur le tourisme, l'administration locale, la gouvernance électronique et le patrimoine. Il dit y avoir vu entre autres un intérêt pour la politique flamande de reconversion des églises désaffectées.

Le Québec et la Flandre ont signé un accord de coopération pour trois ans. "Nous connaissons des problèmes et des solutions similaires, ce qui me conforte dans la nécessité de poursuivre une politique flamande à l'étranger", a commenté M. Bourgeois.

Il a assuré avoir reçu un accueil chaleureux. L'appartenance du Québec à la Francophonie, alors qu'une partie de sa politique est dirigée contre la francisation de la Flandre, ne serait à ses yeux qu'une "contradiction apparente".

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