Geert Bourgeois, ce "nouveau chef de l'Etat" qui énerve Eric Van Rompuy

17/03/13 à 18:46 - Mise à jour à 18:46

Source: Le Vif

Le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V) s'en est pris dimanche à Geert Bourgeois (N-VA) qui a enflammé la classe politique ce week-end après ses déclarations sur une autonomie totale de la Flandre et de la Wallonie.

Geert Bourgeois, ce "nouveau chef de l'Etat" qui énerve Eric Van Rompuy

© Belga

Il se demande s'il peut encore faire confiance au ministre du gouvernement flamand. Dans un entretien accordé au "Standaard" et au "Nieuwsblad", Geert Bourgeois a appelé à l'ouverture des "négociations finales historiques" après les élections de 2014 à l'issue desquelles la Flandre et la Wallonie auraient reçu l'ensemble des compétences exercées encore à l'échelon fédéral. Si la revendication n'est pas vraiment neuve, elle rompt avec le flou qu'entretiennent parfois les nationalistes flamands sur le confédéralisme et l'indépendance de la Flandre, objectif souvent posé à moyen terme, dans le cadre d'une Europe plus fédérale. Le fondateur de la N-VA n'accorde en outre guère de prix à la 6e réforme de l'Etat, à laquelle son parti n'a pas participé, la qualifiant de "peanuts".

"Après la 6e réforme de l'Etat, environ la moitié des dépenses publiques dans ce pays relèvera des Régions et des Communautés, et des communes et des provinces. Nous avons tenu parole. Depuis qu'elle est née, la N-VA n'a pas contribué pour un gramme à une autonomie accrue de la Flandre. ZERO, ZERO, ZERO! ", a écrit Van Rompuy sur son blog.

Selon le député, les déclarations du ministre ne peuvent pas "rester sans conséquence" au parlement flamand.

"Pouvons-nous encore faire confiance à un ministre des Affaires intérieures qui plaide ouvertement pour ne plus mener de réformes de l'Etat et incendie la 6e réforme de l'Etat (qui fait partie de l'accord de gouvernement flamand) et veut sortir de la Constitution pour réaliser l'autonomie flamande? "

Dans l'interview, M. Bourgeois laisse apparaître son intérêt pour le poste de ministre-président flamand. Le "nouveau chef de l'Etat", a ironisé Eric Van Rompuy.

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