GB: Theresa May, une dame de fer pour négocier la sortie de l'UE

11/07/16 à 18:31 - Mise à jour à 18:31

Source: Belga

(Belga) La ministre de l'Intérieur Theresa May, qui prendra les rênes du gouvernement britannique mercredi, est une eurosceptique dans l'âme qui va devoir négocier la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Elle avait pourtant choisi en début d'année de rester fidèle au Premier ministre David Cameron et de défendre le maintien dans l'UE. Mais elle a fait le service minimum, continuant aussi à prôner une limitation de l'immigration, thème favori des pro-Brexit, ce qui l'a rendue crédible auprès des deux camps. Jonglant habilement entre les factions pro et anti-Brexit au sein de son parti conservateur, elle a fini par apparaître comme la candidate de consensus. Cette femme grande et mince, à l'allure patricienne, cheveux gris coupés courts et yeux assortis, est une conservatrice située plutôt à la droite du parti, même si elle mène à présent campagne pour séduire sur des thèmes plus sociaux, tentant ainsi de casser son image de froideur. Au ministère de l'Intérieur, qu'elle occupe depuis 2010, elle a tenu une ligne très ferme, qu'il s'agisse des délinquants, des immigrés clandestins ou des prêcheurs islamistes. Si on lui reproche son manque de charisme, on lui reconnaît également autorité et compétence. Elle peut aussi se montrer cassante et d"une "détermination féroce", selon le Daily Telegraph. Ce qui lui vaut d'être parfois surnommée la "nouvelle Margaret Thatcher". Mais elle apparaît plus proche d'une Angela Merkel, la chancelière allemande, avec qui elle partage le fait d'être fille de pasteur, conservatrice, pragmatique, ouverte au compromis et sans enfant. Et pour se décrire, elle confie: "Je ne fais pas la tournée des plateaux de télévision. Je n'ai pas de potins à partager pendant le déjeuner. Je ne vais pas boire des verres dans les bars du Parlement. Et je ne porte pas mes sentiments en bandoulière. Je fais juste mon boulot". "Theresa est une femme drôlement difficile", commentait récemment sur une télévision l'ex-ministre Kenneth Clarke, député conservateur. "Le prochain qui va s'en rendre compte, c'est Jean-Claude Juncker", a-t-elle rebondi avec humour, donnant le ton des négociations de sortie de l'UE avec le président de la Commission européenne. (Belga)

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