Gambie: aucun espoir d'une élection libre et honnête

02/11/16 à 08:33 - Mise à jour à 08:35

Source: Belga

(Belga) Human Rights Watch a estimé mercredi qu'il n'y avait aucune espoir que l'élection présidentielle de décembre en Gambie soit libre et honnête en raison des manoeuvres d'intimidation contre les partis d'opposition, de la répression contre les médias et de l'utilisation à des fins politiques des forces de sécurité.

Dans un rapport publié un mois avant l'élection, l'organisation de défense des droits de l'homme ajoute que "le climat de peur parmi les hommes politiques d'opposition et les militants (...) les empêche de critiquer (le président Yahya) Jammeh et son gouvernement". Parvenu au pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang en 1994, Yahya Jammeh a été élu en 1996, puis constamment réélu depuis. Dirigeant la Gambie d'une main de fer, il a été investi par son parti pour briguer un cinquième mandat. Son régime est accusé par des ONG de disparitions forcées et de harcèlement de la presse et des défenseurs des droits de l'homme, accusations qu'il rejette régulièrement. Le président Jammeh a annoncé la semaine dernière que la Gambie quittait la Cour pénale internationale (CPI), à la suite du Burundi et de l'Afrique du Sud. Depuis le mois d'avril, des militants du principal parti d'opposition, le Parti démocratique unifié (UDP), ont été arrêtés lors de manifestations pacifiques. Au moins deux d'entre eux sont morts en prison et plusieurs autres ont été condamnés à des peines d'emprisonnement, selon HRW. (Belga)

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