Fusillade Champs-Elysées - Le suspect déjà condamné à 15 ans de prison et à nouveau auditionné en février

21/04/17 à 10:17 - Mise à jour à 10:23

Source: Belga

(Belga) Le suspect présumé de l'attaque survenue jeudi soir sur les Champs-Elysées à Paris a déjà été condamné à 15 ans de prison pour des faits de violence à l'encontre de policiers. Il était encore le collimateur de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) ces derniers mois pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers, rapportaient vendredi matin plusieurs médias français.

Âgé de 39 ans, l'homme est originaire de Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis. Son nom était déjà apparu dans plusieurs affaires. En 2001, le suspect, alors âgé de 23 ans et déjà connu pour des faits de droits communs, avait blessé deux policiers au terme d'une course-poursuite, selon BFMTV. Au cours d'un accrochage avec des policiers, et alors qu'il conduisait un véhicule volé sur une route de Seine-et-Marne, il avait tiré en direction des agents, blessant deux d'entre eux. Placé en garde à vue au commissariat de Melun, il avait réussi à désarmer un gardien de la paix prétextant avoir besoin de médicaments, avant de lui tirer dessus à cinq reprises. Ce dernier avait alors réussi à le maîtriser en le blessant avec son arme. Il avait été condamné en première instance pour trois tentatives d'homicide volontaire à 20 ans de prison, une peine ramenée à 15 ans en appel en 2005. Son profil a refait surface dans les milieux policiers ces derniers mois. Il était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. Il avait été arrêté en février dernier et placé en garde à vue à Meaux (Seine-et-Marne). Mais il avait été relâché, faute de preuves suffisantes. "Il a été interrogé longuement par les policiers, a affirmé Audrey Goutard, journaliste à France 2, parce que des informateurs avaient indiqué aux policiers que cet homme était à la recherche d'armes pour tuer des policiers. Mais faute d'éléments, parce que son profil ne correspondait pas à celui d'un terroriste et à un homme islamisé, le parquet antiterroriste a décidé de le relâcher", selon la journaliste. Par ailleurs, trois proches de l'assaillant présumé étaient en garde-à-vue vendredi matin. Ils se trouvaient dans les habitations perquisitionnées dans la nuit de jeudi à vendredi à Chelles (Seine-et-Marne). (Belga)

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