Fraude à l'OWD: le comptable serait "encore en Belgique"

03/03/16 à 18:23 - Mise à jour à 18:22

Source: Belga

La police fédérale lance jeudi un avis dans le cadre de l'enquête judiciaire pour retrouver René Tonneaux, 64 ans, un ancien comptable de l'Office wallon des déchets (OWD) soupçonné d'avoir détourné plus de deux millions d'euros sur une période infractionnelle de huit ans.

Fraude à l'OWD: le comptable serait "encore en Belgique"

Deux policiers à moto à la frontière franco-belge. © BELGA/Kurt Desplenter

"Des éléments nous laissent penser qu'il serait encore sur notre territoire", a commenté le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq, concédant que cet avis pouvait être une "arme à double tranchant" puisqu'il pourrait avoir comme effet de faire fuir René Tonneaux au-delà de nos frontières. "C'est la décision de la juge d'instruction qui a estimé que c'était le bon moment", a-t-il ajouté.

À la requête de la juge d'instruction namuroise chargée du dossier, la police indique que le sexagénaire se déplacerait à bord d'une voiture de marque Subaru, modèle Levorg break, de couleur grise et immatriculée 1-NBF-606.

Si des personnes connaissent l'endroit où se trouve René Tonneaux, elles doivent prendre contact avec les enquêteurs via le numéro gratuit 0800/30.300 ou par courriel via l'adresse avisderecherche@police.belgium.eu.

Le comptable avait reconnu devant ses supérieurs avoir détourné sur ses comptes personnels des subsides intercommunaux. La police n'avait été prévenue que le mardi 16 février et le sexagénaire avait pu quitter les locaux de l'administration libre le lundi 15 février après-midi. Depuis, il ne s'est plus manifesté.

L'épouse de René Tonneaux avait quant à elle été placée sous mandat d'arrêt pour blanchiment d'argent et est incarcérée à la prison de Lantin. Plusieurs objets comme des sacs à main de marque de luxe avaient été retrouvés au domicile conjugal à Cognelée. Le 23 février dernier, la chambre du conseil de Namur avait décidé de la maintenir en détention pour un mois et se prononcera à nouveau sur son maintien ou non en détention à ce moment-là.

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