François Englert donne son nom à l'une des sphères de l'Atomium

28/04/14 à 15:59 - Mise à jour à 15:59

Source: Le Vif

Le prix Nobel de physique François Englert a donné son nom à une sphère de l'Atomium. Le physicien belge a rappelé l'importance du travail réalisé par tous les chercheurs.

François Englert donne son nom à l'une des sphères de l'Atomium

© Belga

"François Englert et Robert Brout", voilà le nom porté par la sphère de l'Atomium qui accueille les visiteurs. "C'est très symbolique d'être ici dans un atome, la base de toutes mes recherches, et principalement de celles sur le boson de Higgs", a déclaré François Englert. Le prix Nobel de physique a également reçu la Grand-Croix de l'Ordre de Léopold II des mains du Secrétaire d'Etat fédéral en charge de la Politique scientifique.

Très médiatisé, le physicien belge a voulu rendre hommage à son collègue Robert Brout. Décédé en 2011, il n'a pas pu recevoir le prix Nobel. François Englert a demandé à ce que la sphère porte aussi son nom. "Je suis très heureuse qu'il ait pensé à Robert. C'est très important de conserver la mémoire de mon mari et du travail qu'ils ont accompli ensemble", a expliqué la compagne de Robert Brout.

Distingué pour son travail et les résultats de ses recherches, François Englert espère "que cette mise en lumière pousse les jeunes à s'engager pour la science". "Chacun doit trouver sa voie et essayer d'aller le plus loin possible dans le chemin qu'il a choisi", a expliqué le physicien.

"Nous n'avons pas vu un euro en plus depuis le prix Nobel"

Le recteur de l'Université Libre de Bruxelles, Didier Viviers, a remercié François Englert pour ce qu'il a apporté au monde scientifique. "C'est aussi un joli coup de projecteur pour le pays. Lorsqu'on va en Chine ou ailleurs, tout le monde nous félicite pour notre prix Nobel. Et tout le monde parle de la recherche en Belgique", a expliqué Didier Viviers.

Le recteur de l'ULB espère que cette récompense va encourager la recherche scientifique en Belgique. "Nous n'avons pas vu un euro supplémentaire dans les caisses du FNRS depuis le prix Nobel. Au contraire, les subsides diminuent", a déploré le recteur. "Je sais que le contexte économique est difficile, mais nous avons besoin de plus de financements et de meilleures conditions d'accueil pour garder les chercheurs chez nous", a-t-il précisé.

"Le recherche est très importante. Elle attire les entreprises et les chercheurs étrangers et elle permet de mieux former nos étudiants. La recherche, c'est l'innovation. Et l'innovation encourage nos jeunes à aller plus loin, à se dépasser", a affirmé Didier Viviers.

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