France: relaxe générale dans le procès des "écoutes" de Liliane Bettencourt

12/01/16 à 16:34 - Mise à jour à 16:34

Source: Belga

(Belga) Le procès des "écoutes" dans la tentaculaire affaire Bettencourt s'est conclu mardi en France par une relaxe générale des prévenus, l'ex-majordome de Liliane Bettencourt et cinq journalistes, poursuivis "pour atteintes à l'intimité de la vie privée" de l'héritière de L'Oréal.

France: relaxe générale dans le procès des "écoutes" de Liliane Bettencourt

France: relaxe générale dans le procès des "écoutes" de Liliane Bettencourt © BELGA

L'affaire Bettencourt, qui s'est traduite mai 2015 par la condamnation pour "abus de confiance" de proches de la milliardaire, avait éclaté après la diffusion dans la presse en 2010 d'écoutes clandestines réalisées au domicile de Mme Bettencourt par son ex-majordome, Pascal Bonnefoy. Transmises à la police et en partie reproduites par le site d'information en ligne Mediapart et l'hebdomadaire Le Point, puis largement relayées dans le reste de la presse, ces écoutes avaient révélé des abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire, à la santé déclinante, et des fraudes fiscales. Le tribunal correctionnel de Bordeaux (sud-ouest) a estimé mardi que l'ex-majordome n'avait "à aucun moment bénéficié des enregistrements" effectués à l'insu de sa patronne, en 2009 et 2010, et qu'il avait remis ensuite à la fille de la milliardaire. Cet "acte socialement utile" répondait à la nécessité de protéger son employeur, a jugé le président Denis Roucou. Fabrice Lhomme et Fabrice Arfi de Mediapart, Hervé Gattegno du Point, ainsi que les directeurs de publication des deux médias, Edwy Plenel et Franz-Olivier Giesbert, qui étaient poursuivis pour "détention et diffusion de documents portant atteinte à l'intimité de la vie privée", ont également été relaxés car leurs articles "ont participé au débat d'intérêt général et sociétal", selon le tribunal. Dans le feuilleton Bettencourt, l'ex-confident de Liliane Bettencourt, le photographe François-Marie Banier, et l'avocat et gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal, Patrice de Maistre, ont été condamnés pour "abus de faiblesse" et "blanchiment" à des peines de prison. (Belga)

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