France: peine réduite en appel pour un élu condamné après une tempête mortelle en 2010

04/04/16 à 12:25 - Mise à jour à 12:25

Source: Belga

(Belga) Un ancien élu de l'ouest de la France, condamné en 2014 à de la prison ferme après la mort de 29 personnes noyées lors du passage de la tempête Xynthia en 2010, a vu sa peine réduite en appel lundi.

France: peine réduite en appel pour un élu condamné après une tempête mortelle en 2010

France: peine réduite en appel pour un élu condamné après une tempête mortelle en 2010 © BELGA

Jugé pour homicide involontaire, René Marratier, maire de la commune balnéaire vendéenne de La Faute-sur-Mer de 1989 à 2014, a finalement écopé de deux ans de prison avec sursis. La cour d'appel de Poitiers (centre-ouest) a également prononcé contre lui une interdiction définitive d'exercer une fonction publique. Les juges ont par ailleurs relaxé les autres prévenus, Françoise Babin, l'ancienne adjointe à l'urbanisme de M. Marratier, le fils de cette dernière, Philippe Babin, ainsi que deux entreprises de construction poursuivies en tant que personnes morales. Lors du procès en première instance en décembre 2014, l'ancien maire de La Faute avait été condamné à quatre ans de prison ferme, son ex-adjointe à deux ans ferme et 75.000 euros d'amende. Philippe Babin avait écopé d'un an et demi de prison ferme. René Marratier et Françoise Babin étaient notamment poursuivis pour avoir signé des permis de construire pour des maisons de plain-pied, alors qu'elles auraient dû comporter un étage en raison du fort risque de submersion d'une digue censée protéger les habitations. Françoise Babin, propriétaire de nombreux terrains sur la commune, cumulait ses fonctions d'adjointe à l'urbanisme et la gérance d'une agence immobilière avec son fils. "Dégueulasse", "ignoble": l'arrêt de la cour d'appel a suscité la colère de nombreux proches de victimes, parties civiles au procès. "Mes pensées et ma souffrance vont aux victimes et aux familles des victimes", a déclaré de son côté l'ancien maire devant la presse, reconnaissant avoir "peut-être effectivement commis des erreurs" mais estimant que la cour avait "su reconnaître (sa) probité". Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, 29 personnes, essentiellement des personnes âgées et trois jeunes enfants, avaient péri noyées à La Faute-sur-Mer, piégées par une brusque montée des eaux après la submersion de la digue censée protéger leurs habitations. (Belga)

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