France: le gouvernement "ne cédera rien", assure la ministre du Travail

03/09/17 à 15:06 - Mise à jour à 15:07

Source: Belga

(Belga) "Non", le gouvernement ne cédera rien à sa réforme du travail en cas de mobilisation forte dans la rue, a assuré dimanche la ministre française du Travail, Muriel Pénicaud, estimant que l'exécutif avait un "mandat très clair" pour agir.

A un lecteur du Parisien lui demandant si elle "reculer(a) s'il y a beaucoup de monde dans la rue" les 12 et 23 septembre, jours de mobilisation contre les ordonnances réformant le Code du travail, Mme Pénicaud a répondu que "non". "Cette loi travail a été annoncée de manière très précise pendant la campagne présidentielle" et le président, Emmanuel Macron, "a été élu avec un mandat très clair sur le sujet", a-t-elle développé. "Nous sommes donc comptables d'appliquer vis-à-vis de nos concitoyens ce pourquoi le président et l'Assemblée nationale ont été élus", a-t-elle insisté. Dans le cas contraire, "ce serait trahir" les électeurs. Interrogée sur le niveau attendu de la mobilisation, Muriel Pénicaud a dit ne pas avoir "de boule de cristal" et affirmé se focaliser davantage sur "la rentrée dans les entreprises" que sur la rentrée sociale. "On a la chance d'être dans une démocratie, chacun s'exprime comme il veut et sous la forme qu'il veut", a conclu la ministre du Travail. Invitée dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Mme Pénicaud a estimé que l'absence de front syndical uni était à mettre au crédit de la "concertation très approfondie" menée avec les partenaires sociaux. "C'est non seulement du respect mais la loi qui en sort est meilleure", a-t-elle poursuivi, affirmant que le gouvernement avait "pris beaucoup de choses des uns et des autres", sans donner toutefois d'exemple précis. La CGT et l'union Solidaires appellent à la mobilisation le 12 septembre tandis que la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon organise le 23 septembre une journée de protestation contre "le coup d'État social". Le gouvernement français a dévoilé jeudi dernier sa réforme du droit du travail, première étape de la "rénovation du modèle social" promise par le chef de l'État. (Belga)

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