France: l'ancien bras droit de Sarkozy inculpé dans une affaire de "favoritisme"

23/02/16 à 16:31 - Mise à jour à 16:31

Source: Belga

(Belga) L'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, a été inculpé mardi pour "complicité de favoritisme" dans une affaire de sondages et dépenses de communication de la présidence de M. Sarkozy (2007-2012), selon son avocat.

France: l'ancien bras droit de Sarkozy inculpé dans une affaire de "favoritisme"

France: l'ancien bras droit de Sarkozy inculpé dans une affaire de "favoritisme" © BELGA

L'ancien secrétaire général de l'Elysée avait été condamné mi-novembre à deux ans de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction de toute fonction publique pour des primes en liquide versées au ministère de l'Intérieur, alors qu'il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy (2002-2004). Il a fait appel. Il est aussi inculpé pour faux et blanchiment de fraude fiscale dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne Sarkozy en 2007. Au coeur du dossier des sondages, les contrats passés sans appels d'offres à partir de 2007 avec les sociétés de conseillers de M. Sarkozy, Patrick Buisson (Publifact puis Publiopinion) et de Pierre Giacometti, tous deux inculpés pour recel de favoritisme. L'ex-directrice de cabinet de la présidence Emmanuelle Mignon a également été mise en examen dans cette affaire. La convention signée par Patrick Buisson avec l'Elysée prévoyait d'une part du conseil rémunéré 10.000 euros par mois et octroyait d'autre part à Publifact "l'exécution de sondages", à sa liberté d'appréciation et avec les instituts de son choix. Dans son rapport de 2009, qui allait conduire l'association Anticor à porter plainte, la Cour des comptes dénonçait le caractère "exorbitant" de cette convention, l'Elysée n'ayant "ni la maîtrise ni le contrôle" des dépenses. Au final, les enquêteurs ont retrouvé trace de 235 sondages achetés par le cabinet de Patrick Buisson et revendus à la présidence entre 2007 et 2009, avec une marge d'environ 1,4 million d'euros, soit entre 65% et 70%. Le juge l'a inculpé pour le détournement de ces fonds publics. Certains des sondages revendus avaient déjà été diffusés dans la presse. D'après l'enquête, l'Elysée a payé environ 7,5 millions d'euros en sondages et conseils lors du quinquennat 2007-2012. (Belga)

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