France: décès de Constant Engels, l'un des derniers compagnons de la Libération

03/04/18 à 19:06 - Mise à jour à 19:08

Source: Belga

(Belga) Le compagnon de la Libération Constant Engels, l'un des derniers survivants de cet ordre prestigieux créé par le général de Gaulle, est mort mardi dans le sud de la France, à l'âge de 96 ans, a annoncé mardi l'Ordre de la libération.

Sa disparition porte à sept le nombre de Compagnons de la Libération encore en vie, sur les 1.038 qui s'étaient engagés au sein de la France libre pendant l'Occupation allemande. Ce titre, créé par le général de Gaulle, a été décerné pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale. Sur son site internet, l'Ordre précise que Constant Engels, né le 11 août 1920 à Esen (Belgique), a été dans les premiers à rejoindre le général de Gaulle à Londres, à la fin du mois de juin 1940. "Il est incorporé dans l'artillerie des Forces Françaises Libres (FFL), comme canonnier de 2e classe, et participe aux opérations de Dakar et du Gabon de septembre à novembre 1940", précise l'Ordre. Il prend part ensuite à la campagne d'Érythrée contre les Italiens, puis aux combats en Syrie en 1941 et à la campagne de Libye, où il est gravement blessé lors de la bataille de Bir-Hakeim le 7 juin 1942. Il a reçu la croix de la Libération des mains du général de Gaulle le 11 août 1942 sur son lit de convalescence dans un hôpital de Beyrouth. "Il est ensuite affecté en Syrie et en Afrique Noire, et enfin à l'État-major du général Koenig à Alger, puis à Londres", précise l'Ordre. Après la guerre, il reprend ses études de Physique, devient ingénieur puis chercheur au Commissariat à l'Énergie Atomique. Il est naturalisé français en 1949. (Belga)

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