Formateur : les Régions "ouvertes au dialogue", mais avec des marges quasi-inexistantes.

26/10/11 à 20:51 - Mise à jour à 20:51

Source: Le Vif

Les ministres-présidents des entités fédérées sont arrivés mercredi vers 19h30 à la présidence de la Chambre afin d'examiner avec les négociateurs et le formateur Elio Di Rupo les trajectoires budgétaires des prochaines années.

Formateur : les Régions "ouvertes au dialogue", mais avec des marges quasi-inexistantes.

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Cette réunion a été programmée après la demande des libéraux d'augmenter l'effort des Régions et Communautés dans l'assainissement des finances publiques. Les ministres-présidents se disent "ouverts au dialogue" mais les marges semblent quasi-inexistantes.

Région Wallonne

"Depuis 2009, la Région wallonne et l'entité Wallonie-Bruxelles ont réalisé plus d'un milliard d'économies", a indiqué Rudy Demotte, rappelant la loyauté manifestée par le sud du pays. Interrogé sur les possibilités de voir les entités fédérées accroître leur effort en finançant un certain nombre de compétences dites usurpées (financées par le fédéral mais exercées à un autre niveau de pouvoir), Rudy Demotte a répété son message. "Nous faisons un milliard d'euros d'économies jusqu'à présent", a-t-il insisté.

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait observer que le budget 2012 était "le plus difficile de la législature". Rappelant les compétences gérées par les entités fédérées, les matières économiques, l'enseignement et la formation, Rudy Demotte a insisté sur la nécessité de ne pas mettre à mal la dynamique de ces politiques.

Région Flamande

Le ministre-président flamand Kris Peeters a répété que le financement des compétences usurpées pouvait faire l'objet de discussions mais "en concertation". Au-delà, tout en précisant qu'il était "ouvert au dialogue", il a souligné que la Flandre ne disposait pas de marges en 2012.

Bruxelles

A Bruxelles, le ministre-président Charles Picqué a estimé que le financement des compétences usurpées, singulièrement l'augmentation de la responsabilisation en matière de pensions des fonctionnaires régionaux, pouvait constituer une "piste". Mais, a insisté Charles Picqué, il ne peut être question de reprendre le refinancement que Bruxelles a obtenu par ailleurs.

"Les Régions veulent-elles étrangler le fédéral ?"

C'est sur l'insistance des libéraux que les ministres-présidents des entités fédérées rencontrent le formateur et les représentants des six partis. Avant la rencontre, le président du MR a souligné que le problème budgétaire ne concerne pas tant 2012 mais les années suivantes jusqu'en 2014 ou 2015.

Ce que le MR veut savoir, a-t-il dit, c'est si les Régions sont prêtes à respecter le Pacte de stabilité transmis par le gouvernement en affaires courantes aux autorités européennes. M. Michel rappelle à ce propos que ce pacte n'a jamais été officiellement validé par les entités fédérées.

Il insiste sur le fait que ce Pacte prévoit que les Régions auront un surplus à partir de 2013. "Si elles ne remplissent pas cette exigence et se contentent de l'équilibre, le fédéral sera en grande difficulté pour maintenir la trajectoire qu'il a présentée à l'Europe.

Pour y arriver il faudra alors faire des efforts d'économie considérables qui toucheront tous les citoyens". "La question que je me pose est de savoir si les Régions veulent étrangler le fédéral", a encore indiqué M. Michel avant la rencontre avec les ministres-présidents.


Le Vif.be, avec Belga

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