Fonction publique : le grand déséquilibre linguistique

26/04/12 à 09:05 - Mise à jour à 09:05

Source: Le Vif

Neuf néerlandophones pour cinq francophones exercent actuellement la présidence - parfois par intérim - des services publics fédéraux (SPF), alors que la parité linguistique est exigée légalement, relève jeudi La Libre Belgique.

Fonction publique : le grand déséquilibre linguistique

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Le gouvernement devra bientôt procéder aux nominations des hauts fonctionnaires, en attente parfois depuis de nombreuses années.

Selon le Gerfa (Groupe d'étude et de réforme de la fonction administrative), le président du SPF Finances Hans D'Hondt, ancien chef de cabinet d'Yves Leterme (CD&V), aurait été nommé illégalement car sa nomination n'a pas été approuvée par le conseil des ministres.

Trois présidents de SPF ont été nommés à titre intérimaire (Chancellerie, Économie et Mobilité, soit un francophone et deux néerlandophones) et pour deux autres (Justice et Intérieur, soit deux francophones), il faudrait organiser sans tarder des examens de recrutement.

Le blocage des nominations est notamment dû à un conflit entourant Jean-Marie Delporte (PS), candidat au poste d'administrateur de l'Office national des Pensions (ONP). Classé premier à l'issue d'une sélection sous l'ancienne législature, Jean-Marie Delporte refusait d'être réentendu par le nouveau ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne (Open Vld) comme ce dernier le réclamait.

Le ministre libéral flamand préfère une personne de sa famille politique pour mener en toute confiance la réforme des pensions entamée en décembre dernier, commentait jeudi De Morgen.

Lundi, le comité de gestion de l'ONP a cependant décidé à l'unanimité de ne pas faire droit à la demande du ministre de recommencer l'audition des derniers candidats qui restaient en lice.

Au cabinet Van Quickenborne, on continue à affirmer que le ministre souhaite entendre "le" candidat, selon La Libre.

Le Premier ministre Elio Di Rupo (PS) aurait toujours le pouvoir d'introduire l'arrêté de nomination, selon les deux quotidiens, une situation qualifiée de "casus belli" par le quotidien.

Le Vif.be, avec Belga

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