Foire agricole de Libramont - Carlo Di Antonio offre la tarte au riz au goûter et se paie l'Afsca au passage

22/07/16 à 18:28 - Mise à jour à 18:28

Source: Belga

(Belga) Le ministre wallon de l'Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), a régalé des visiteurs de la Foire de Libramont d'une part de tarte au riz artisanale, ce vendredi après-midi à l'heure du goûter, se payant au passage l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) -et son ministre de tutelle, Willy Borsus (MR)-, à laquelle il reproche de défendre une "aseptisation" à outrance.

Foire agricole de Libramont - Carlo Di Antonio offre la tarte au riz au goûter et se paie l'Afsca au passage

Foire agricole de Libramont - Carlo Di Antonio offre la tarte au riz au goûter et se paie l'Afsca au passage © BELGA

La démarche originale du ministre se voulait un clin d'?il, ou plutôt un pied-de-nez, à l'Afsca qui s'est récemment penchée sur la problématique de la bonne conservation de la tarte au riz, l'un des fleurons de la gastronomie pâtissière en Wallonie, et plus particulièrement à Verviers; l'agence fédérale allant jusqu'à commander une étude sur le sujet. Une démarche que n'a guère goûtée, Carlo Di Antonio. "La tarte au riz est en quelque sorte devenue l'emblème de la défense des traditions wallonnes, contre une certaine forme d'uniformisation", explique le ministre wallon, pour qui l'étude commandée par l'Afsca n'est rien d'autre qu'"une perte d'argent". "La tarte au riz n'a quand même jamais posé de problème de santé publique. On crée des problèmes là où il n'y en a pas", s'irrite le ministre, bio-ingénieur de formation, non sans évoquer des cas similaires (lait cru, fromage de Herve) témoignant, selon lui, d'un excès "d'hygiénisation et d'aseptisation" dans le chef de l'Afsca. Carlo Di Antonio rappelle que quelques jours à peine après l'épisode de la tarte au riz, la Commission européenne donnait son feu vert à la prolongation pour 18 mois de l'autorisation du glyphosate, une substance active de nombreux pesticides classée en 2015 par l'OMS comme cancérigène "probable" ou "possible" pour l'homme. La Belgique, représentée par le ministre fédéral de l'Agriculture, Willy Borsus, s'était alors prononcée en faveur du renouvellement, assorti de restrictions. Un comble, pour le ministre wallon de l'Environnement, qui a réaffirmé vendredi à Libramont sa volonté de limiter strictement l'autorisation du glyphosate en Wallonie. (Belga)

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