Flandre: la connaissance du néerlandais sera contrôlée pour garder un logement social

09/07/16 à 17:20 - Mise à jour à 17:20

Source: Belga

(Belga) Les locataires d'un logement social en Flandre devront à l'avenir prouver une connaissance de base du néerlandais, selon une modification du Code flamand du logement que la ministre Liesbeth Homans a présentée vendredi au gouvernement, faisant réagir samedi l'opposition sp.a et Groen.

Flandre: la connaissance du néerlandais sera contrôlée pour garder un logement social

Flandre: la connaissance du néerlandais sera contrôlée pour garder un logement social © BELGA

Le programme gouvernemental de l'équipe Bourgeois (N-VA, CD&V, Open Vld) prévoyait déjà qu'en ce qui concerne les conditions d'aptitude linguistique pour le logement social, la Flandre évoluerait "d'une obligation d'effort à un résultat attesté ou justifié". Actuellement, le candidat locataire social doit se montrer disposé à apprendre le néerlandais, une condition que le gouvernement juge trop peu engagée. Selon le projet Homans (N-VA), le locataire social devra, après un an, démontrer qu'il dispose d'un niveau de néerlandais basique (niveau A1). Les négligents et les récalcitrants pourront être mis à l'amende (jusqu'à 5.000 euros), après rappel et avis de l'administration. Le projet a été envoyé pour avis au Conseil d'État et au Conseil flamand du logement. Dans l'opposition, le sp.a a critiqué ce durcissement, rappelant que très peu de personnes ne sont pas disposées à apprendre le néerlandais, et que le gouvernement ne fournissait déjà pas assez de cours de langue. Le projet bute aussi sur la législation anti-discrimination, jugent les socialistes flamands, qui rappellent qu'une initiative similaire visant une obligation de résultat avait été recalée par le passé. Groen est sur la même longueur d'onde. Les Verts estiment qu'un grand nombre de locataires sociaux, comme les personnes analphabètes ou peu formées, ne pourront atteindre le niveau attendu dans le délai imparti. Des interrogations ont émergé aussi dans les rangs de la majorité. La députée Mercedes Van Volcem (Open Vld) a ainsi dit préférer mettre l'accent sur l'emploi - au travers d'un "trajet d'activation" - plutôt que sur la connaissance linguistique. (Belga)

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