Fin de la grève à la prison de Jamioulx

03/08/11 à 09:24 - Mise à jour à 09:24

Source: Le Vif

Les agents pénitentiaires de la prison de Jamioulx ont décidé, en assemblée générale et à l'unanimité, de reprendre le travail mercredi matin sur base du protocole signé mardi entre la direction et les syndicats.

Fin de la grève à la prison de Jamioulx

© Image Globe

Partis en grève lundi au lendemain d'une triple évasion, les agents pénitentiaires de la prison de Jamioulx avaient, dans un premier temps, rejeté mardi en fin d'après-midi, par 31 voix contre 18, le protocole d'accord signé quelques heures plus tôt par leurs représentants syndicaux, la direction de la prison et l'administration pénitentiaire.

La négociation avait duré plusieurs heures, mardi après-midi, et concernait essentiellement les problèmes de sécurité, tant pour la prison de Jamioulx que pour l'ensemble des établissements pénitentiaires.

Ce protocole annonce l'engagement pris par l'administration d'envoyer des inspections dans les différentes directions locales, afin d'harmoniser les décisions disciplinaires visant les détenus qui auraient commis une évasion ou une tentative d'évasion. Il y était également question de travaux consacrés à la sécurisation des lieux, à exécuter en priorité, tels que l'augmentation du nombre de caméras et de tourniquets, et enfin des problèmes liés à la téléphonie.

Le pression du SLFP-Police


Mardi soir, le SLFP-Police avait réactivé, comme annoncé, son préavis de grève national après le rejet de l'accord social à la prison par les travailleurs. Les policiers refusaient de faire les frais des tensions sociales dans le monde carcéral. Il était prévu que chaque policier appelé pourrait décider de faire grève, à moins d'une injonction des autorités.

En cas de grève dans une prison, les agents de police sont appelés à la rescousse pour surveiller les détenus. S'ils le refusent, les ministres de la Justice ou de l'Intérieur peuvent faire usage de leur droit d'injonction pour les contraindre à travailler. Les bourgmestres disposent également de ce droit pour la police locale.

Le Vif.be, avec Belga

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