Fermeture d'Océade et de Mini-Europe en 2013 ?

07/02/12 à 16:56 - Mise à jour à 16:56

Source: Le Vif

"Mini-Europe et Océade fermeront définitivement le 31 août 2013 si la Ville de Bruxelles ne change pas d'approche dans le cadre du projet NEO". Le propriétaire des deux parcs, Thierry Meeùs, se dit indigné par le comportement des autorités de la Ville à son encontre et se prépare à fermer ses installations.

Fermeture d'Océade et de Mini-Europe en 2013 ?

© Image Globe

"Nous sommes scandalisés par le comportement de la Ville de Bruxelles", a déclaré mardi Thierry Meeùs lors d'une conférence de presse. Le propriétaire des parcs Océade et Mini-Europe, sis sur le plateau du Heysel, se dit épuisé par quatre ans de fausses négociations avec les autorités bruxelloises. "Sauf retournement de situation, les deux parcs de loisirs bruxellois fermeront leurs portes le 31 août 2013", a-t-il indiqué, faisant allusion à la fin du bail des deux parcs.

Thierry Meeùs est particulièrement remonté contre la gestion du projet NEO, un large plan de réaménagement du plateau du Heysel qui comprend la construction de 750 logements, d'une salle de spectacle, d'un palais de congrès et de surfaces commerciales. "Il y a un brouillard savamment entretenu par les autorités de la Ville, un projet qui n'en peut plus de ne pas progresser", a-t-il fustigé.

"Mini-Europe et Océade n'ont jamais été écartés du projet NEO", a réagi la Ville de Bruxelles. Une affirmation balayée d'un revers de main par Thierry Meeùs qui déplore le double discours de la Ville.

Océade et Mini-Europe lanceront dans les prochains jours une pétition ayant comme objectif de recueillir le soutien des Bruxellois.

La Ville de Bruxelles surprise par les critiques du propriétaire de Mini-Europe

"Nous avons toujours tenu le même discours à la direction d'Océade et Mini-Europe", a déclaré mardi le porte-parole du bourgmestre de Bruxelles, Nicolas Dassonville. Celui-ci a réagi avec surprise aux propos du propriétaire de Mini-Europe et Océade, Thierry Meeùs, qui avait critiqué la gestion par la Ville du projet Neo.

Nicolas Dassonville nie que les autorités de la Ville aient fait des propositions "à prendre ou à laisser" à Thierry Meeùs et souligne que le projet Neo se poursuit dans la transparence : "Un appel à projets sera bientôt lancé et la direction d'Océade et Mini-Europe est invitée à y répondre", indique le porte-parole du bourgmestre de Bruxelles.

Océade et Mini-Europe craignent leur fermeture : le MR et l'Open VLD enragent

Pour le sénateur MR Alain Courtois, tête de liste libérale au prochain scrutin communal, et les députées-conseillères communales, Marion Lemesre et Els Ampe, la Ville de Bruxelles agit comme un "promoteur immobilier sans scrupule". Les élus libéraux se sont dit "scandalisés" par les propos tenus dans la presse par l'administrateur de Néo, Henri Dinneur, agissant pour le compte du collège de la Ville de Bruxelles. Celui-ci s'est déclaré prêt à intégrer Mini-Europe et même, avec "un sérieux upgrade, à en reprendre le personnel".

L'opposition libérale a dénoncé une nouvelle fois la délégation de pouvoir en cascade du collège au Parc des Expositions et de celui-ci à une société anonyme administrée par la majorité pour échapper au contrôle démocratique dans ce dossier.

"Toutes les bornes sont dépassées", s'offusquent les libéraux bruxellois en constatant que cette société anonyme "lance une OPA" sur une entreprise privée qui, depuis plus de 10 ans, a réussi à offrir une attraction touristique et de loisir sans subvention publique. Pour eux, "tenter de faire passer pour un privilège" la concession d'occupation du sol qui permet à Mini-Europe et à Océade d'attirer chaque année plus de 600.000 visiteurs avec toutes les retombées économiques et de taxes - selon le MR et l'Open VLD, 500.000 euros par an - dont bénéficie Bruxelles "relève d'un mépris inacceptable".

En conséquence, le MR et l'Open VLD de la Ville de Bruxelles exigent un engagement clair des autorités communales sur la pérennisation de Mini-Europe et d'Océade sur le plateau du Heysel. Enfin, les libéraux se sont inquiétés du sort réservé par la majorité aux activités sportives sur le plateau.

Avec Belga

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