Fermeture Caterpillar Gosselies - La classe politique sous le choc

02/09/16 à 12:44 - Mise à jour à 12:44

Source: Belga

(Belga) L'ensemble de la classe politique francophone a été choquée par l'annonce du géant américain Caterpillar de fermer son usine de Gosselies, ce qui entraînera la suppression de plus de 2.000 emplois.

Fermeture Caterpillar Gosselies - La classe politique sous le choc

Fermeture Caterpillar Gosselies - La classe politique sous le choc © BELGA

Le Premier ministre Charles Michel a évoqué "une décision brutale et un drame social", appelant à "une union sacrée politique avec le gouvernement wallon pour soutenir les travailleurs et leur famille". "C'est un vendredi noir pour Charleroi", ajoute le président du MR, Olivier Chastel. Côté socialiste, le ministre-président wallon Paul Magnette est "scandalisé" et souligne les efforts consentis par le personnel, tandis qu'Elio Di Rupo déplore le "mépris insupportable pour les travailleurs" qui ont été "incroyablement flexibles", ce qui rend la décision "d'autant plus violente". Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, insiste lui sur le "cynisme, (la) brutalité, (la) cruauté" de l'entreprise et rappelle que "plus de 1.400 emplois avaient déjà été perdus depuis 2013". Il a annulé sa participation à la mission économique wallonne prévue au Canada du 6 au 9 septembre et a annoncé que "la légalité et la conformité des décisions prises par Caterpillar" allaient être vérifiées via la Sogepa et des avocats spécialisés. Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a tenu à manifester sa "solidarité" et assure que sa région "répondra présente pour apporter son concours à la recherche de solutions pour les travailleurs du site". La co-présidente d'Ecolo, Zakia Khattabi, fustige elle un "modèle économique qui épuise, qui exploite puis qui jette". Elle a également une pensée pour les nombreux sous-traitants, qui subiront des "effets en cascades". Le chef de groupe à la Chambre, Jean-Marc Nollet, parle de "scandale révoltant" et doute des difficultés de l'entreprise, en rappelant le bénéfice avant impôt engrangé par Caterpillar lors des deux derniers exercices. Pour le cdH, la fermeture est "inacceptable". La chef de groupe à la Chambre Catherine Fonck demande au ministre de l'Economie Kris Peeters de "s'investir personnellement avec le gouvernement wallon pour sauver des emplois". Le PTB juge, par la voix du député Raoul Hedebouw, "inacceptable qu'une fois encore, les profits d'une multinationale passent avant la vie de milliers de gens". "Qu'on arrête de nous rabâcher que le problème, c'est le coût du travail. A Caterpillar, le problème, c'est le coût du capital!", ajoute-t-il. Son président, Peter Mertens, rappelle lui que l'entreprise a bénéficié de 61 millions d'euros de réduction d'impôts grâce aux intérêts notionnels et qu'elle réalise d'énormes profits au niveau mondial. "La politique cadeau ne fournit pas d'emplois", constate-t-il. Côté flamand, le ministre de l'Economie Kris Peeters a témoigné ses encouragements aux travailleurs, parlant de nouvelles "fort regrettables" puis de "tragédie". Il a pris la direction de Namur en fin de matinée avec le Premier ministre, pour une rencontre avec les représentants syndicaux d'une part et la direction d'autre part, en compagnie de membres de l'exécutif wallon. Le président du sp.a, John Crombez, a lui évoqué une "terrible nouvelle" qui plonge à nouveau des milliers de familles dans l'incertitude. (Belga)

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