Fermeture Caterpillar Gosselies - Décider maintenant des prépensions offrirait une marge à la direction

12/09/16 à 15:39 - Mise à jour à 15:39

Source: Belga

(Belga) Dévoiler à l'heure actuelle des éléments nouveaux sur d'éventuels efforts du gouvernement fédéral - notamment en matière de prépension - donnerait une marge de man?uvre à la direction de Caterpillar dont pourraient pâtir les syndicats dans la négociation en cours, a fait observer lundi le ministre de l'Emploi Kris Peeters, à son arrivée à une réunion des gouvernements fédéral et wallon avec les syndicats de l'entreprise de Gosselies.

"Le plus important maintenant, c'est d'aider les syndicats pour négocier avec la direction avec fermeté. Ce ne serait pas très intelligent de lancer des éléments qui donneraient à Caterpillar une marge de man?uvre, ce n'est le but ni du gouvernement ni des syndicats", a commenté le vice-Premier ministre CD&V. Il en va de même pour l'annonce de toute autre décision qui pourrait court-circuiter les négociations en cours lors de la première phase de la loi Renault. Les syndicats, eux, comptaient sur cette réunion avec les principaux ministres fédéraux et wallons pour envisager des dérogations aux diverses législations, mais "sans vouloir accélérer les choses", a tempéré le président de la FGTB Métal Hainaut-Namur, Antonio Cocciolo, conscient des enjeux de la négociation dans la 1e phase de la loi Renault. Les prépensions à Caterpillar ne concerneraient qu'une minorité de travailleurs. En 2013, la restructuration avait déjà fait partir près d'un millier de travailleurs qui avaient atteint 52 ans et demi, a rappelé le syndicaliste. Aujourd'hui, si la barre reste à 55 ans, cela concernerait une petite centaine de personnes. Si elle descend à 52,5 ans, 300 à 350 personnes seraient éligibles à une prépension, aujourd'hui "Régime de chômage avec complément d'entreprise" (RCC). (Belga)

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