FDF: "les partis traditionnels confisquent la démocratie"

30/01/14 à 07:40 - Mise à jour à 07:40

Source: Le Vif

Le FDF estime que les règles en matière de dépenses électorales favorisent les partis politiques installés au pouvoir et en appelle à Joëlle Milquet, peut-on lire jeudi dans La Libre Belgique.

FDF: "les partis traditionnels confisquent la démocratie"

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Actuellement, chaque formation se voit accorder un montant maximum à dépenser par candidat, un système mis en place en 1994 à la suite de scandales ayant secoué le PS. Système aujourd'hui décrié par le FDF qui estime qu'il permet aux partis traditionnels de "confisquer la démocratie", explique le député bruxellois Emmanuel De Bock.

Ces montants (il ne s'agit pas de l'argent du contribuable mais celui des candidats eux-mêmes) sont calculés sur base du nombre d'électeurs de la circonscription concernée et du nombre de députés élus au scrutin précédent. Le FDF n'ayant pas de liste propre aux dernières élections régionales, car il bataillait encore alors sous pavillon MR, se retrouve rangé avec les partis qui ne s'étaient pas présentés au dernier scrutin ou n'ont pas eu d'élus sortants. Un seul candidat FDF, Didier Gosuin, pourra donc dépenser une fois 18.759 euros, tandis que les autres candidats sont plafonnés à 5.000 euros.

Ce système constitue une double discrimination pour Emmanuel De Bock. "Comment justifier cette différence de traitement entre élus sortants? Et comment justifier celle qui touche les nouveaux venus? Par ce système, les partis traditionnels maintiennent leur domination politique". Et le député de demander que chaque candidat aux élections parte avec les mêmes chances que les autres et de prôner un alignement général à la baisse pour tous les partis.

Emmanuel De Bock s'appuie sur un avis rendu par le Conseil d'Etat en 1994 qui estime que cette loi contrevient au principe d'égalité qui figure pourtant dans la Constitution.Le député appelle dès lors la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH) à amender cette loi "qui démontre que les partis font tout pour éviter l'émergence de concurrents réels". S'il n'obtient rien de la ministre, le député déclare qu'il déposera un recours à la Cour constitutionnelle.

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