Faute de subsides, les écoles de devoirs ferment

23/03/10 à 16:04 - Mise à jour à 16:04

Source: Le Vif

La fermeture menace les écoles de devoirs. Rien qu'en septembre dernier, une dizaine d'entre elles ont été obligées de fermer leur porte pour raisons financières. Et la vague semble continuer encore aujourd'hui.

Faute de subsides, les écoles de devoirs ferment

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Faute de moyens, les écoles de devoirs se voient forcées de fermer les unes après les autres. Sur le mois de septembre 2009, une dizaine d'établissements suspendaient définitivement leurs activités. Depuis lors, la tendance continue selon la Fédération francophone des écoles de devoirs (FFEDD) qui réclame coûte que coûte des subsides à la Communauté française.

En Communauté française, quelque 300 écoles de devoirs sont reconnues et environ 200 d'entre elles sont affiliées à la FFEDD. En Wallonie et à Bruxelles, c'est près de 20 000 enfants qui bénéficient de cette aide extérieure. Un nombre signifiant de jeunes entre 3 et 18 ans qui augmentent leurs chances de réussite grâce à ces établissements.

Car les écoles de devoirs ont pour objectif non seulement d'apporter un soutien scolaire aux enfants, mais également de développer leur créativité et de les éveiller à la culture sous toutes ses formes (visites, excursions, théâtre, musique, activités sportives,...).

Le problème c'est que "l'existence de ces écoles est fortement compromise par manque de subsides" explique Stéphanie Demoulin, coordinatrice de la FFEDD. "Elles ne savent pas développer de projets à long terme car elles ne disposent que de 1.500 à 3.000 euros par an, alors que près de 10.000 euros par école et par an seraient nécessaires", poursuit-elle.

En plus du manque d'argent, la FFEDD déplore aussi l'absence de statut des personnes qui animent les écoles de devoirs. "Ce sont des bénévoles ou des asbl qui mettent des volontaires à la disposition des écoles des devoirs", ajoute la coordinatrice

La FFEDD a d'ores et déjà dressé un cahier de revendications et le 8 mai prochain, elle organise à Namur une matinée de réflexion à laquelle sont conviés les ministres Evelyne Huytebroeck et Jean-Marc Nollet.

Le Vif.be, avec Belga

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