Expulsion au Gesù : le propriétaire s'explique

04/11/13 à 10:26 - Mise à jour à 10:26

Source: Le Vif

Propriétaire du site du Gesù, la S.A. Rue Royale tient à revenir sur les rétroactes de ce dossier immobilier afin d'expliquer la décision de la commune de Saint-Josse d'ordonner l'évacuation du site.

Expulsion au Gesù : le propriétaire s'explique

© Image Globe

Dans un communiqué, la S.A. Rue Royale précise qu'elle a acquis le site du Gesù dans le but de le transformer " en logements et en un hôtel au concept unique à Bruxelles. Deux projets ont déjà été déposés en ce sens depuis 2005. "

Parallèlement à la préparation du projet et à la demande du Secrétaire d'Etat en charge du logement, la S.A. Rue Royale a accepté, en janvier 2010, de permettre l'installation à titre provisoire dans le bâtiment du couvent d'environ 150 personnes, dont de nombreuses familles avec enfants. Ce groupe de personnes était alors soutenu par l'ASBL ULM qui s'était engagée à assurer l'organisation, la gestion et la surveillance des occupants.

" L'occupation du site n'a jamais été facile à gérer. De nombreux problèmes ont dû être réglés tant par les occupants encadrés par l'ULM, que par le propriétaire et par l'administration communale de Saint-Josse-ten-Noode. La S.A. Rue Royale a dû faire face à de nombreuses détériorations et vols dans les bâtiments du Gesù mais aussi dans les bâtiments adjacents, à des problèmes récurrents de salubrité (gestion des déchets) et de sécurité (feux à l'intérieur, etc..), à des intrusions de squatters incontrôlés depuis l'été 2012 et à bien d'autres problèmes. Elle a également pris en charge toute la consommation d'eau des occupants pour un total dépassant 70.000 euros, ainsi que le coût de travaux de sécurisation des accès et d'autres interventions sur les lieux à concurrence de plus de 140.000 euros."

Dans son communiqué, la S.A. Rue Royale rappel qu'à plusieurs reprises, elle a attiré l'attention des autorités compétentes sur les problèmes croissants de sécurité et de salubrité posés par la situation du site. En septembre, la S.A. Rue Royale a même été informée de ce que, compte tenu de l'insécurité régnant désormais sur le site, l'ULM ne se considérait plus en mesure d'assurer son rôle d'organisation et de surveillance des lieux. Cette ASBL bien implantée sur le site a fait état de fait de violence, de drogue et de prostitution.

" Prenant acte de cette situation, de l'impossibilité de continuer à assurer le bâtiment et surtout de l'absence de réaction des pouvoirs publics compétents, la S.A. Rue Royale n'a eu d'autres choix que dénoncer la convention d'occupation précaire. Par l'intermédiaire de leurs représentants, elle en a informé les occupants et leur a enjoint de quitter les lieux. Sur ces entrefaites, la S.A. Rue Royale a été informée de la décision de la commune du 31 octobre d'ordonner l'évacuation du site du Gesù. Cette décision a été prise sans que les représentants de la S.A. Rue Royale aient été entendus : une convocation leur avait été adressée moins de 48 h avant l'audience prévue et, bien que cette convocation leur laissait la possibilité de demander une remise pour pouvoir être présents, cette remise, dûment demandée, leur a finalement été refusée. "

La S.A. Rue Royale clôture son communiqué en réaffirmant sa disponibilité à trouver une solution " humaine et durable en collaboration avec toutes les parties concernées, et surtout avec les autorités publiques régionale et communale qui sont, au premier chef, responsables de la situation qui s'est créée sur le site du Gesù ".

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