Exclusif : Comment le CD&V tente de placer ses pions à la tête de la STIB

25/01/12 à 17:25 - Mise à jour à 17:25

Source: Le Vif

La ministre CD&V Brigitte Grouwels fait traîner la procédure de remplacement d'Alain Flausch, l'ex-patron de la STIB. Elle tente, selon nos sources, d'imposer ses "poulains" aux postes de direction des transports publics bruxellois.

Exclusif : Comment le CD&V tente de placer ses pions à la tête de la STIB

© Image Globe

La STIB va-t-elle devenir un bastion social-chrétien flamand ? Le gouvernement bruxellois avait annoncé, dès septembre dernier, le lancement d'une procédure d'urgence pour trouver un successeur à Alain Flausch, l'ex-patron des transports publics bruxellois. Mais la majorité n'arrive pas à accorder ses violons. Certains, au sein du conseil d'administration de la STIB, reprochent à la ministre bruxelloise des Transports, la CD&V Brigitte Grouwels, de tarder à finaliser la nomination d'un nouveau directeur-général de la STIB et de politiser le dossier. Objectif de la ministre, selon eux : maintenir en place son "poulain", le CD&V Kris Lauwers, actuel n°1 ad interim de la STIB, qui se verrait bien occuper pour de bon le fauteuil de Flausch.

Nommé directeur général ff par Flausch le 29 décembre dernier, deux jours avant le départ de l'ex-patron de la société, Lauwers tenterait de faire entrer des "alliés" dans la place, selon nos sources. On parle ainsi d'une candidature possible de Jacques Evenepoel, ex-conseiller au cabinet de la ministre Grouwels, au poste de directeur de la STIB chargé des relations avec les communes. De même, un autre membre du cabinet Grouwels a été un moment pressenti pour assumer les fonctions de directeur financier.

Flausch, qui était en conflit ouvert avec la coalition de l'olivier au pouvoir à Bruxelles, avait aussi, juste avant son départ pour l'Union internationale des transports publics, nommé une trentaine de directeurs à la STIB - des proches et des personnes extérieures à la société -, copinage qui a fait jaser, glisse-t-on du côté syndical. "Un pied-de-nez aux socialistes", commente une autre source.

O.R.

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