Examens : des mesures strictes pour éviter les fuites

12/06/16 à 16:25 - Mise à jour à 16:25

Source: Belga

Quelque 150.000 jeunes en Fédération Wallonie-Bruxelles sont appelés à passer la semaine prochaine une série d'"épreuves certificatives externes" organisées dorénavant sous de strictes règles de confidentialité après les fuites massives survenues l'an dernier.

Examens : des mesures strictes pour éviter les fuites

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Ces épreuves, mieux connues sous le nom de CEB pour les 6e primaires, CE1D pour les élèves de 2e secondaire, et CESS pour ceux de 6e secondaire, débuteront ce 16 juin et s'étaleront jusqu'au 21 juin. Les premiers résultats devraient être communiqués d'ici la fin du mois de juin.

Redoutées parfois autant par les parents que leurs enfants, ces épreuves externes ont pour but de jauger simultanément tous les élèves d'un même niveau sur base d'un même examen, avec les mêmes questions et critères de correction et de réussite.

Ces épreuves doivent attester de la maîtrise des compétences attendues à chacun de ces niveaux de la scolarité.

Comme de coutume, le CEB (Certificat d'études de base) portera cette année sur le français, les mathématiques et l'éveil (sciences, histoire, géographie).

Contraignante, l'épreuve doit être présentée par tous les élèves de sixième primaire en Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que tous les élèves du 1er degré différencié de l'enseignement secondaire, ainsi que certains élèves de l'enseignement spécialisé sur décision de leur école.

Obligatoire depuis 2013, le CE1D (Certificat d'enseignement secondaire du premier degré) concerne lui tous les élèves de 2e année commune et complémentaire du secondaire. Il porte sur le français, les mathématiques et des langues modernes, et les sciences.

Enfin, le CESS, obligatoire depuis l'an dernier seulement, s'impose à tous les élèves de 6e secondaire et de 7e professionnelle. L'épreuve porte pour l'instant sur deux matières seulement: le français et l'histoire.

L'an dernier, une bonne partie de ces épreuves avait été annulée en raison de fuites massives des questionnaires sur les réseaux sociaux. Une décision sans précédent.

Pour éviter toute nouvelle déconvenue, le gouvernement de la Fédération a depuis lors sensiblement renforcé les conditions de sécurité pour l'organisation des épreuves, notamment pour l'élaboration, l'impression et la diffusion des questionnaires dans toutes les écoles de la Fédération.

Tous les intervenants de cette longue chaîne sont ainsi soumis au secret professionnel, avec de possibles sanctions pénales à la clé en cas de non-respect. Les épreuves, dûment emballées et scellées, sont conservées dans plus d'une centaine de lieux de stockage décentralisés et sécurisés répartis sur tout le territoire. Les directeurs d'écoles (ou la personne qu'ils désigneront) doivent venir y chercher les questionnaires la veille de chaque épreuve. Des inspecteurs seront présents dans chaque dépôt et vérifieront l'identité des personnes venant chercher les questionnaires, le nombre de formulaires emportés, l'heure de passage, etc.

Autre nouveauté: une épreuve "bis" est dorénavant élaborée. Elle pourra être diffusée à très brève échéance comme questionnaire alternatif en cas de fuite. Les correctifs des épreuves seront, eux, envoyés aux enseignants après la tenue des épreuves pour réduire aussi tout risque d'indiscrétion.

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