Evaluation du Plan Canal - E. Kir: la question des moyens des communes autres que Molenbeek et Vilvorde est centrale

29/09/16 à 10:52 - Mise à jour à 10:54

Source: Belga

(Belga) Nous appuyons la politique de lutte contre le radicalisme et le terrorisme à condition que celle-ci rencontre quelque demandes claires provenant de l'échelon local, a affirmé jeudi matin, à l'agence Belga, le député-bourgmestre de la commune de Saint-Josse, Emir Kir (PS), peu avant de se rendre à la réunion d'évaluation du Plan Canal organisée par les ministres Geens et Jambon.

Pour Emir Kir, il importe de consacrer davantage de moyens à cette lutte dans d'autres communes que celles de Molenbeek et de Vilvorde sur lesquelles le fédéral les a trop concentrés jusqu'à présent. Les neuf policiers envoyés dans la zone de police nord (Schaerbeek/Saint-Josse/Evere) sont bien trop peu nombreux. Qui plus est, ils s'en iront en octobre ou novembre, a-t-il précisé. Plus largement, M. Kir a jugé insuffisants les 300 à 400 millions de moyens complémentaires annoncés par le gouvernement pour renforcer la sécurité. "Cela ne compense pas les économies qu'il a engagées auparavant" dans ce domaine. Il faut en outre arrêter de stigmatiser Bruxelles dont l'image est ternie par le seul nom donné au plan. Un plan national est nécessaire en regard du décompte des départs de 'foreign fighters' depuis d'autres communes dans le pays, a-t-il ajouté. Emir Kir a encore demandé que le plan fédéral soit adapté aux pratiques de chaque commune concernée, par exemple en matière de contrôles. Le député-bourgmestre socialiste a par ailleurs plaidé pour l'intégration d'un volet prévention dans le plan. "Le fédéral peut jouer un rôle de coordination et dégager des lignes budgétaires à cet effet", a-t-il commenté. M. Kir a enfin déploré l'absence du moindre mot sur les recruteurs. Pour lui, il s'agit depuis le lancement du plan d'une erreur méthodologique fondamentale. "Si nos demandes ne sont pas rencontrées, le gouvernement fédéral aura des difficultés à coopérer avec les communes et les zones de police", a-t-il conclu. (Belga)

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