Etienne Schouppe rejette l'idée de la N-VA de former un "front flamand"

06/06/11 à 10:02 - Mise à jour à 10:02

Source: Le Vif

Le secrétaire d'Etat fédéral à la Mobilité Etienne Schouppe (CD&V) a rejeté lundi l'idée de la N-VA de former un "front flamand" entre la N-VA, le CD&V et l'Open-Vld pour répondre à la future note du formateur Elio Di Rupo.

Etienne Schouppe rejette l'idée de la N-VA de former un "front flamand"

© EPA

"Avec des fronts, qu'ils soient flamands ou francophones, (...) on ne parviendra pas à trouver une solution pour l'ensemble du pays", a jugé lundi M. Schouppe au micro de Bel-RTL.

Commentant les difficultés de la N-VA et du PS à trouver un terrain d'entente pour la formation d'un gouvernement, le chrétien-démocrate a averti lundi que son parti ne "recommencera pas le jeu" de 2007-2008 lorsque "CD&V a assuré une responsabilité dans l'intérêt du pays, ce qu'on nous a fait payer très cher plus tard", a-t-il ajouté, en écho à la lourde défaite électorale subie par son parti par après.

La N-VA veut répondre en front à la note de Di Rupo

Lorsque, prochainement, le formateur Elio Di Rupo (PS) déposera sa note contenant des propositions sur la table, le vice-président de la N-VA, Ben Weyts, souhaite y répondre en front avec le CD&V et l'Open Vld. "Si avec un tel trio, nous disons que nous y entrons ensemble ou qu'on décide, au contraire, de rester à l'écart, nous donnerons alors un choix clair aux Francophones", a-t-il indiqué samedi dans une interview au Nieuwsblad.

"Tout dépendra de la note que M. Di Rupo déposera, selon ses propres dires, à la mi-juin. Il me semble logique que nous devrons ensuite en discuter autour de la table avec le CD&V et l'Open Vld, sous la forme d'un front flamand", a expliqué M. Weyts.

Au cas où la note du formateur se révélerait trop maigre pour la N-VA, M. Weyts entrevoit deux possibilités. Ou les autres partis poursuivent sans le plus grand parti de Flandre, "ou bien les autres partis flamands tirent la même conclusion que nous et nous repartons voter."

Le front flamand de M. Weyts nécessite en tout cas que la N-VA et l'ACW - le MOC flamand -, l'aile de gauche au sein du CD&V, puissent se retrouver dans les propositions. Le député reconnaît cette difficulté, mais s'attend à ce que tout s'arrange bien. "Nous ne ferons pas partie d'un tel front si notre cervelle et notre programme doivent rester au placard. Mais je suis optimiste que nous parviendrons à un tel front", a-t-il conclu.

Le Vif.be, avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires