"Etablir les responsabilités de l'échec et recommencer à négocier"

05/10/10 à 16:10 - Mise à jour à 16:10

Source: Le Vif

Il faut désormais établir les responsabilités de l'échec des négociations et recommencer à négocier, car il n'y a pas d'alternative et ce pays doit avoir un gouvernement, a déclaré mardi le ministre socialiste Paul Magnette au terme d'un bureau du PS destiné à "analyser la situation".

"Etablir les responsabilités de l'échec et recommencer à négocier"

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Pour le PS, la N-VA porte la responsabilité de cet échec. L'attitude des nationalistes flamands est "irresponsable". "Ils ont fait exploser la négociation sur des prétextes, et même sur des mensonges, sans proposer de solution de rechange", a répété M. Magnette.

Pour lui, le blocage actuel constitue une perte de temps pour tout le monde. Mais il faudra recommencer à négocier, car il n'existe pas d'alternative, a-t-il dit. "Il faut que ce pays ait un gouvernement", a martelé M. Magnette, soulignant paradoxalement qu'il ne servait à rien de diaboliser qui que ce soit.

Le bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, tenait pour sa part un discours plus tranché. "La N-VA a fait un pas de trop", a-t-il lancé. Il juge que l'on se dirige de plus en plus vers une scission du pays. Face à la poussée nationaliste, "la Flandre doit désormais savoir ce qu'elle veut choisir", a-t-il dit.

Le député Yvan Mayeur a pour sa part souligné le maintien d'une position "ferme et raisonnable" entre les trois partis francophones (PS, cdH et Ecolo) associés aux négociations avortées. Il a qualifié de "traîtrise" envers les francophones la position du MR qui, selon lui, s'aligne sur celle de Bart De Wever "pour faire péter le pays" en proposant d'examiner ce que francophones et Flamands veulent encore faire ensemble.

La disposition de M. De Wever à accepter des compromis pour un accord reste un des éléments les plus sensibles. "A-t-il pour projet de gouverner quoi que ce soit? ", a demandé M. Mayeur.

Le vice-président du PS Philippe Moureaux se pose la même question, face à des "aventuriers" dont il doute qu'ils veulent trouver une solution. "L'attitude de Bart De Wever, c'est neen, neen, neen, neen", constate M. Moureaux.

Les regards se tournent vers le Palais. "Il faut du temps pour analyser la situation", a reconnu le secrétaire d'Etat Jean-Marc Delizée. "Attendons de voir qui sera reçu en premier demain par le Roi", a commenté le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer.

Le président du PS, Elio Di Rupo, n'a pour sa part pas souhaité se présenter devant la presse.

Levif.be avec Belga

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