Espagne: Sanchez annonce qu'il tentera un retour à la tête du PS

31/10/16 à 03:10 - Mise à jour à 03:12

Source: Belga

(Belga) L'ex-chef du Parti socialiste espagnol Pedro Sanchez, renversé début octobre, a annoncé dimanche soir qu'il tenterait un retour à la tête du PSOE, souhaitant aussi un rapprochement avec le parti de gauche radicale Podemos.

Espagne: Sanchez annonce qu'il tentera un retour à la tête du PS

Espagne: Sanchez annonce qu'il tentera un retour à la tête du PS © BELGA

"Je ne suis pas mort, je suis là", a dit Pedro Sanchez dans un entretien télévisé réalisé dimanche, au lendemain de l'investiture du conservateur Mariano Rajoy comme chef du gouvernement. "J'ai l'envie, la volonté et la force de le faire", a dit M. Sanchez au journaliste qui lui demandait s'il se présenterait avant le prochain congrès du parti, dont la date n'a pas encore été fixée. M. Sanchez, 44 ans, a été renversé par une partie de la direction du parti en désaccord avec son véto à tout gouvernement de Mariano Rajoy, qui passait nécessairement par une abstention d'une partie des socialistes au Congrès, faute de majorité absolue de son Parti populaire (droite). Ces dirigeants craignaient que le blocage n'entraîne de troisièmes législatives en moins d'un an et un nouveau revers pour le PSOE, en chute libre d'élection en élection. M. Sanchez a encore précisé qu'il sonderait les militants, et que s'il se sentait soutenu il serait bien "au rendez-vous" des primaires. M. Sanchez, dans ce premier entretien réalisé depuis qu'il a été renversé, a assuré que son parti avait été victime de pressions de "milieux économiques", via certains médias, accusant ouvertement le quotidien de centre gauche El Pais d'avoir oeuvré contre lui. "Des responsables de El Pais.... m'ont dit clairement qu'ils n'allaient pas faciliter un gouvernement progressiste dirigé par le Parti socialiste", passant par des rapprochements avec d'autres forces de gauche comme Podemos. "L'immense majorité du parti a perdu la confiance en lui.... il n'y a eu rien d'autre", a rétorqué dimanche soir un député du parti socialiste Ignacio Urquizu. M. Sanchez a aussi fait la liste de ses erreurs, et souligné, justement, qu'il avait sous-estimé Podemos, actuellement la troisième force politique du pays. "Je n'ai pas su comprendre le mouvement qu'il y avait derrière Podemos (...) le PSOE doit regarder Podemos et travailler coude à coude avec Podemos", a-t-il dit. (Belga)

Nos partenaires