Espagne: fin du procès du beau-frère et la s?ur du roi, jugement en délibéré

22/06/16 à 15:55 - Mise à jour à 15:55

Source: Belga

(Belga) Les juges espagnols ont clos mercredi le procès de l'affaire Noos dont le beau-frère et la s?ur du roi étaient les accusés vedettes, et mis leur jugement en délibéré.

Espagne: fin du procès du beau-frère et la s?ur du roi, jugement en délibéré

Espagne: fin du procès du beau-frère et la s?ur du roi, jugement en délibéré © BELGA

La décision du tribunal de Palma de Majorque, dans les îles Baléares, ne sera annoncée que dans les prochains mois, peut-être même pas avant l'automne. Et l'Espagne attendra de savoir si un membre de la famille royale peut être condamné pour la toute première fois. "Rien à dire, merci, votre honneur", a répondu la princesse, alors que la présidente du tribunal lui proposait de faire une ultime déclaration. Tous les prévenus ont ainsi préféré garder le silence à la toute fin du procès fleuve, retransmis en direct sur internet. L'infante Cristina était jugée depuis le 11 janvier aux côtés de son mari, Iñaki Urdangarin, et des quinze autres prévenus, pour la retentissante affaire Noos, du nom d'une fondation théoriquement présidée par M. Urdangarin, dédiée à l'organisation d'événements sportifs. Le beau-frère du roi est accusé d'avoir détourné - avec son ancien associé - quelque six millions d'euros de fonds publics attribués à Noos entre 2004 et 2007, notamment par les gouvernements des Baléares et de Valence, alors dirigés par les conservateurs. M. Urdangarin risque plus de 19 ans de prison. Cristina de Bourbon n'était jugée que pour complicité de fraude fiscale en lien avec les malversations présumées de son mari. Le parquet ne requiert aucune condamnation à son encontre et la princesse n'a comparu que sur plainte d'une controversée association d'extrême droite, Manos limpias, qui réclame contre elle huit ans de prison. Cristina détenait la moitié d'une "société-écran" présumée, Aizoon, dont son mari se serait servi pour détourner des fonds. Mais l'avocat de l'infante, Pau Molins, a conclu en affirmant que M. Urdangarin exercait "une domination absolue et exclusive sur la société", tandis que "son épouse était complètement en marge de la gestion quotidienne". L'affaire a été jugée en "plus de soixante audiences" et "près de 300 témoins ont été entendus", a rappelé le tribunal dans un communiqué, comme pour mettre en valeur l'exemplarité du procès. (Belga)

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