Escarmouches entre police et manifestants anti-Obama à Athènes

15/11/16 à 22:05 - Mise à jour à 22:08

Source: Belga

(Belga) La police athénienne a tiré gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes mardi soir à Athènes, pour stopper la progression vers le centre ville de quelque 2.500 manifestants anti-Obama, alors que le président américain effectue une visite de deux jours en Grèce.

Les tirs ont duré quelques instants, au moment où le cortège venu de l'Ecole Polytechnique, au nord de la place centrale Syntagma, approchait des deux cars de police garés en travers d'une avenue pour empêcher le cortège d'aller plus loin. Les manifestants ont reflué, tandis que certains allumaient des feux de poubelle, puis ont fini par se disperser environ une demi-heure plus tard. Les manifestations en centre-ville ont été interdites pendant la visite du président Obama. Le cortège, composé de sympathisants de la gauche, comprenait aussi quelque 400 personnes semblant appartenir à la mouvance anarchiste, a indiqué la police. La mouvance anarchiste est très active dans la capitale grecque, et les manifestations s'y terminent souvent par des dégradations de mobilier urbain et des échauffourées nocturnes musclées avec la police dans le quartier d'Exarchia, prisé des anarchistes. Au même moment, M. Obama dînait à environ un kilomètre de là, mais hors d'atteinte des manifestants, au palais présidentiel, en compagnie du président de la République Prokopis Pavlopoulos et du Premier ministre grec Alexis Tsipras. Les manifestants ont brandi des banderoles avec les slogans "Obama non grata", "non à la guerre", "non à l'impérialisme", "Américains assassins des peuples" ! ". Une autre manifestation, à l'instigation du PAME, syndicat proche du parti communiste, a réuni par ailleurs environ 5.000 personnes sur la place Omonia, non loin de là, mais dans le calme, avant de se disperser, tandis qu'à Thessalonique, grande ville du nord de la Grèce, 1.000 personnes défilaient dans le calme également. M. Obama était venu en Grèce pour saluer le courage de celle-ci face à la crise migratoire et à ses propres difficultés économiques, qu'elle semble commencer à surmonter au prix de difficiles réformes imposées par ses créanciers. Le président américain, qui visitera mercredi l'Acropole avant de se rendre en Allemagne, a invité mardi l'Europe à être "forte et unie". (Belga)

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