Éoliennes en Wallonie - Vers une étude d'incidence et une consultation des communes

08/11/16 à 12:02 - Mise à jour à 12:05

Source: Belga

(Belga) Le ministre wallon de l'Environnement Carlo Di Antonio est disposé à faire réaliser une étude d'incidence sur les éoliennes et une enquête publique dans toutes les communes de Wallonie si le Conseil d'État lui laisse le temps de répondre à un récent arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CUEJ).

Éoliennes en Wallonie - Vers une étude d'incidence et une consultation des communes

Éoliennes en Wallonie - Vers une étude d'incidence et une consultation des communes © BELGA

Saisi par une association et des particuliers, le Conseil d'État avait interrogé la CUEJ pour savoir si l'arrêté wallon de 2013 fixant les conditions sectorielles des parcs éoliens n'aurait pas dû être précédé d'une étude d'incidence et d'une consultation. La juridiction européenne a récemment répondu par l'affirmative, au regard d'une directive "Plans et programmes", ce qui devrait pousser le Conseil d'État à annuler ce "cadre éolien". Interrogé lundi soir au parlement wallon par Olivier Maroy (MR), le ministre Di Antonio (cdH) a estimé que la réfection des conditions sectorielles pour se conformer à la procédure plans et programmes serait "longue et coûteuse", puisqu'elle nécessite une évaluation des incidences sur l'environnement et la réalisation d'une enquête publique dans l'ensemble des communes. "Si c'est cela, on a besoin de temps, et j'espère que le Conseil d'État nous en donnera un peu", a commenté le ministre. Le Conseil d'État pourrait en effet annuler l'arrêté wallon tout en décidant du maintien provisoire de ses dispositions, le temps de corriger le cadre éolien. Quant à l'impact d'une annulation sur l'atteinte des objectifs wallons de production d'énergie renouvelable, le ministre estime qu'elle n'est pas en danger. Certes, elle pourrait amener à brider les éoliennes pour qu'elles ne dépassent plus 40 décibels (au lieu de 43 aujourd'hui dans certains cas), ce qui conduirait à une perte de productivité de 5% selon Edora. Mais cette perte serait temporaire - "peut-être une année" - soit un impact "limité" à ses yeux. Répondant au ministre, M. Maroy s'est montré satisfait de voir le ministre anticiper une probable annulation, mais il s'est dit très inquiet de cette situation pour le développement éolien et a déploré que le gouvernement wallon ne se soit pas montré plus prudent à l'époque. (Belga)

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