Environ 150 Français de Belgique ont fêté la victoire de François Fillon à Bruxelles

27/11/16 à 23:42 - Mise à jour à 23:47

Source: Belga

(Belga) A l'initiative du comité de soutien de François Fillon en Belgique, environ 150 personnes se sont rassemblées, dimanche soir au Penta hôtel à Saint-Gilles, pour suivre les résultats de la primaire de droite en France.

Quelques représentants du MR étaient présents - parmi lesquels Delphine Bourgeois et Alain Destexhe - ainsi qu'André-Pierre Puget, député wallon liégeois indépendant anciennement du Parti populaire. A l'annonce des premiers résultats, les militants ont crié de joie "Fillon président". Anne Monseu-Ducarme, représentante du comité, explique cette victoire écrasante par le positionnement de son adversaire: "Juppé c'est tout en rondeur. C'est le compromis un peu comme en Belgique. On séduit la gauche, le centre et on ne sait plus où on va". Georges-Francis Seingry, autre responsable du comité de soutien, estime que le pragmatisme de ses propos rompt avec toute langue de bois : "François Fillon a tenu un discours de vérité depuis le début. Cela lui a valu d'être mis à l'écart très longtemps par les médias, parce qu'il avait un discours politiquement incorrect, sur l'immigration, la fonction publique française, sur la dette française... Quand il a été nommé Premier ministre de Nicolas Sarkozy, la première chose qu'il a dite c'est que la France était en état de faillite. C'est la seule personnalité française qui a osé le dire. Il dit oui à l'immigration, mais avec des quotas pour qu'on puisse intégrer les immigrés et pas que ça se fasse dans tous les sens et qu'on aboutisse à des camps comme Calais où on ne gère plus rien. Je pense que c'est le discours que les Français voulaient entendre. La réponse a été que la France le suit lui et pas les relais d'opinion". Il a bon espoir de le voir remporter l'élection présidentielle : "On verra en janvier avec les primaires de la gauche, mais si elle en ressort encore divisée, ce n'est jamais très bon pour gagner une élection." Anne Monseu-Ducarme répond des critiques sur ses croyances personnelles : "Il a des convictions religieuses, mais elles ne me gênent pas tant qu'elles ne rejaillissent pas sur l'Etat. Bien qu'il ne soit pas favorable à titre personnel à l'avortement, il a promu des lois pour le droit des femmes pour protéger la prise en charge de l'avortement. Dans un Etat laïque, chacun a le droit d'avoir des convictions religieuses". Sur l'adoption par des couples homosexuels, elle ne voit pas de débordement de ses croyances catholiques : "Il veut le respect de la famille, et ce n'est pas antinomique avec le mariage homosexuel. Il n'est question que d'adoption plénière, mais il ne revient pas sur la possibilité d'adopter." (Belga)

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