Entreprises publiques : Reynders veut privatiser pour conserver le salaire des patrons

29/08/13 à 11:09 - Mise à jour à 11:09

Source: Le Vif

Didier Reynders trouve les exceptions salariales pour les grands patrons des entreprises publiques inacceptables. Pour contrer cela, il a une solution : si l'État privatise davantage ces entreprises, elles pourront garder le salaire de leurs top-managers.

Entreprises publiques : Reynders veut privatiser pour conserver le salaire des patrons

© Belga

Le vice Premier libéral francophone Didier Reynders souhaite que, si le gouvernement limite les rémunérations des top-managers des entreprises publiques, il se tienne à ces règles et évite au mieux toute exception. "Si on fixe une limite, il faut la respecter ! On ne peut quand même pas donner des exceptions à tout le monde", insiste le ministre des Affaires étrangères dans une interview à la Dernière Heure. Même si Didier Reynders peut comprendre qu'un plafond fixe peut poser problème en terme de concurrence, "établir une limite pour ensuite instaurer toute sorte d'exceptions, c'est hypocrite. Si des exceptions sont prévues, celles-ci devront être dûment justifiées par le ministre de tutelle ou par l'entreprise".

La polémique sur les salaires des top-managers est revenue au coeur des débats la semaine dernière après les déclarations du patron de bpost dans lesquelles il annonçait qu'il n'accepterait pas que son salaire soit ramené de 1,1 million à 290.000 euros. Ce qui fait dire à Didier Reynders dans la Dernière Heure : "290.000 euros ne sont pas assez pour diriger une entreprise publique ? Je n'interdis à personne de se tourner vers le privé s'il veut gagner plus d'argent... Si quelqu'un est convaincu qu'il peut devenir le nouveau Bill Gates ou Steve Jobs, qu'il y aille...". Et au vice-premier ministre de rappeler qu'un tel salaire est toujours 30% plus élevé qu'un salaire de premier ministre.

Une solution : privatiser davantage Au vu des blocages politiques qui existent autour de cette question, Didier Reynders trouve qu'une solution pourrait être de vendre une partie des participations que détient l'État dans certaines entreprises publiques, explique-t-il dans Het Laatste Nieuws et sur Radio 1. "Pour bpost et Belgacom, l'idée est sur la table du gouvernement. Si l'État descend sous les 50%, en passant de 52% à 45% par exemple, ces entreprises pourront s'organiser comme c'est l'usage dans le secteur privé- et donc de dépasser le plafond des revenus - et cela permettrait en parallèle de renflouer les caisses de l'état...car vendre des bâtiments ne suffira pas".

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