Enseignement supérieur: aucune raison pour l'heure de changer le calendrier, juge Marcourt

31/01/18 à 18:56 - Mise à jour à 18:56

Source: Belga

Le ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) a dit mercredi regarder "avec intérêt" la volonté de la KUL et de l'Université de Gand (UG) d'anticiper à l'avenir la rentrée académique au 1er septembre, tout en précisant "qu'aucune raison" ne justifiait pour l'heure de modifier les choses du côté francophone.

Enseignement supérieur: aucune raison pour l'heure de changer le calendrier, juge Marcourt

Jean-Claude Marcourt © ERIC LALMAND/BELGAIMAGE

Si les universités flamandes disposent de la liberté de fixer elles-mêmes la date de reprise des cours, en Fédération Wallonie-Bruxelles, la rentrée académique est fixée par décret. Celle-ci intervient chaque 14 septembre.

"Bien sûr, aucune date n'est fétiche, mais il y a une nécessité d'intégrer plusieurs contraintes (dans le calendrier), comme les dates des sessions, les délibérations, etc.", a souligné M. Marcourt qui n'a pas fermé la porte à un éventuel changement à terme de date de rentrée au sud du pays également. "Nous regarderons avec intérêt le débat qui va s'ouvrir en Flandre, mais au jour d'aujourd'hui, il n'y a pas de raison de modifier les choses (en Fédération Wallonie-Bruxelles). Je n'ai d'ailleurs reçu aucune demande en ce sens de l'ARES (l'académie de recherche et d'enseignement supérieur, ndlr), ou des institutions (d'enseignement supérieur)", a-t-il conclu.

Le projet de la KUL et de l'UG ferait débuter l'année académique non pas en troisième semaine de septembre mais dès le 1er. Le premier semestre, examens compris, irait jusqu'aux vacances de Noël, permettant aux étudiants de vivre les fêtes de fin d'année sans obligation d'étudier. Le second irait jusqu'à la mi-mai. Ceux qui doivent passer par une seconde session la passeraient un mois après la fin de cette année académique nouvelle formule.

Le tout correspondrait toutefois à une baisse du nombre de semaines de cours, qui deviendraient ainsi plus denses et intensives.

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