Enseignement: Mme Milquet dénonce l'immobilisme des réseaux

11/12/15 à 11:05 - Mise à jour à 11:05

Source: Belga

(Belga) La ministre francophone de l'Éducation Joëlle Milquet dénonce vendredi, dans un entretien à La Libre, l'immobilisme dont font preuve à ses yeux les fédérations de pouvoirs organisateurs (PO) de l'enseignement subventionné et souligne leur moindre légitimité par rapport aux pouvoirs publics.

Enseignement: Mme Milquet dénonce l'immobilisme des réseaux

Enseignement: Mme Milquet dénonce l'immobilisme des réseaux © BELGA

Lundi, les quatre pouvoirs organisateurs de l'enseignement subventionné (écoles communales, provinciales, catholiques et libres non confessionnelles) avaient vivement dénoncé un projet du gouvernement visant à mieux piloter les écoles jugées sous-performantes. Ils y voient une "mise sous tutelle" des écoles. Cette fronde a entraîné le report au 5 janvier de l'examen du texte au parlement, le temps de consulter le Conseil d'État. "Je n'ai jamais entendu autant de désinformation en si peu de temps. Je peux comprendre qu'il y ait une peur du changement, mais cela prouve l'immobilisme que l'on connaît depuis des années", dénonce Mme Milquet. La vice-présidente cdH du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles souligne que son projet vise à se porter "au chevet des écoles en difficulté", sans volonté d'imposition puisqu'il s'agit d'une démarche de contractualisation. Le plan pluriannuel qu'elle réclame des directions d'école vise à ses yeux à "favoriser l'autonomie et la responsabilisation de chaque établissement". "Tout le monde doit être capable de se remettre en question, et ces fédérations de PO, on ne peut jamais rien leur dire", ajoute Mme Milquet, qui juge que leur argumentation "a été pensée uniquement en matière de petite lutte de pouvoir". Elle souligne que les PO "ne peuvent être des organes qui auraient la légitimité des pouvoirs publics", dont les élus décident des règles de pilotage. (Belga)

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