Enseignement : la Communauté française, pouvoir aveugle ?

30/01/12 à 08:15 - Mise à jour à 08:15

Source: Le Vif

Alors que la question de la régionalisation de l'enseignement a été remise sur la table la semaine dernière par Jean-Claude Marcourt dans le cadre de son plan W sur le redressement wallon, une analyse des moyens que la Communauté française engage pour épauler les écoles en difficulté prouverait qu'elle tient compte des spécificités du terrain contrairement aux critiques émises, peut-on lire lundi dans Le Soir.

Enseignement : la Communauté française, pouvoir aveugle ?

© Belga

Ainsi, dans la population totale du fondamental (486.808 élèves), Bruxelles représente 22,48%, selon les chiffres de janvier 2011. Or, sur l'encadrement dévolu aux écoles en difficulté ou "écoles en encadrement différencié", la capitale prend 51,57%, selon des chiffres du budget 2011.

En aides financières, elle prend 48,85% et pour l'adaptation à la langue, 57,76%. Pour les classes-passerelles, qui accueillent les primo-arrivants, Bruxelles prend 42,42%. Les taux sont comparables pour le secondaire.

La capitale aspire donc l'essentiel du budget consacré à ces écoles à l'encadrement différencié, en bénéficiant d'une part supérieure à son poids démographique.

Le constat est le même en ce qui concerne les bâtiments scolaires. Sur les 560 millions affectés sur 30 ans à la rénovation des bâtiments, 26,8% seront dirigés vers Bruxelles. Et sur les 140 millions affectés sur 30 ans à la construction de nouveaux bâtiments, 58% serviront à la capitale.

Au cabinet de la ministre de l'Education, Marie-Dominique Simonet (cdH), on voit dans ces chiffres le signe que les politiques de la Communauté épousent les réalités du terrain, puisque Bruxelles concentre les difficultés sociales.

Le Vif.be, avec Belga

Nos partenaires