En Espagne, des journalistes dénoncent la "censure" à la télévision publique

25/05/16 à 01:32 - Mise à jour à 01:32

Source: Belga

(Belga) Des journalistes de la télévision publique espagnole ont dénoncé mardi la "censure" et la "manipulation" des médias par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, un phénomène qui s'intensifie selon eux à l'approche de nouvelles législatives.

En Espagne, des journalistes dénoncent la "censure" à la télévision publique

En Espagne, des journalistes dénoncent la "censure" à la télévision publique © BELGA

Le comité représentant la rédaction "veut faire savoir aux citoyens que les travailleurs et travailleuses de la Radio télévision publique espagnole (RTVE) pourraient faire bien mieux, mais en sont empêchés", indique cet organe dans un communiqué. Les journalistes "regrettent la partialité des informations de RTVE, toujours favorables à un parti et cherchant à museler les manifestations sociales et citoyennes", ajoutent les signataires, des élus syndicaux et des conseils de rédaction du groupe audiovisuel. Ils dénoncent notamment le retrait de programmation, en mai, de deux volets d'une émission sur l'écologie, où l'on donnait la parole à des ONG. L'AFP n'a pu recueillir mardi soir de réactions de responsables du groupe. Mais le mal-être de ses employés n'est pas nouveau. En 2012, le Parti populaire (conservateur) majoritaire au Congrès avait modifié les règles imposant l'élection par les deux-tiers des députés du président de la Corporation de radio et télévision espagnoles, comptant 6.000 employés. Le changement avait été justifié par les conservateurs comme un moyen de contourner la paralysie du Parlement sur ce point, les élus n'ayant pas réussi, en un an, à s'entendre sur l'identité du directeur. Une majorité simple suffit désormais au second tour et le groupe est dirigé par un homme proche du PP, José Antonio Sanchez. "RTVE n'est plus la référence en termes de grands événements informatifs et spécialement en matière de processus électoraux", regrettent encore les employés à l'approche des législatives du 26 juin, avant de dénoncer des "sanctions" contre les journalistes qui dénoncent cette situation. (Belga)

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