En crise, les cimetières se réinventent

01/11/16 à 09:00 - Mise à jour à 09:07

Source: Le Vif/l'express

Saturés, pollués et ne correspondant plus aux attentes de tous les citoyens, nos cimetières sont appelés à évoluer. Mais alors que les cercueils en carton, enterrements en pleine nature et inhumations en linceul conquièrent tranquillement le nord de l'Europe, dans le sud de la Belgique, le pouvoir législatif se montre frileux par rapport aux nouvelles pratiques funéraires...

Tandis que nos cimetières sont pleins à craquer, ceux qui sont chargés de les gérer se trouvent confrontés à un problème inédit : le processus de décomposition des dépouilles des défunts, qui prenait autrefois de huit à dix ans, peut désormais s'étaler sur plusieurs décennies. Les origines de cette nouvelle résistance des cadavres sont multiples : excès d'étanchéité des cercueils, usage de pesticides dans les cimetières et d'autres substances nuisant à l'activité biologique, comme le formaldéhyde, lors des embaumements... Constatée pour la première fois en Allemagne en 2003, cette prolongation de la " durée de vie " des cadavres représente une source de pollution pour le sol et les nappes phréatiques. Bien qu'en Belgique, il n'existe à ce jour aucune donnée chiffrée sur cet impact, le phénomène mérite l'attention. Alors que depuis le décret de 2009, les communes, devenues gestionnaires des cimetières, sont confrontées à des problèmes de place, il leur faut récupérer les concessions dont le bail n'est pas renouvelé par les familles. Elles procèdent donc à des exhumations, au cours desquelles peuvent survenir de mauvaises surprises lorsque des pratiques funéraires ont nui à la bonne dégradation des corps...
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