En Belgique, l'éthique politique attend encore. Et toujours...

27/11/15 à 10:24 - Mise à jour à 10:24

Source: Le Vif/l'express

A la Chambre, les partis, surtout flamands, de la majorité, tardent à s'accorder sur la mise en place d'une Commission de déontologie... annoncée depuis quinze ans. Ce qui coince ? Des nominations, évidemment politiques.

Elle était censée incarner la "nouvelle culture politique" des années 1990 et des gouvernements arc-en-ciel. Elle devait donner à la sixième réforme de l'Etat menée par Elio Di Rupo un cachet de "renouveau politique". Et elle avait depuis le début été poussée par les écologistes. Autant de raisons qui font, peut-être, que la Commission fédérale de déontologie reste dans les limbes parlementaires depuis janvier 2014 et la loi qui l'a instituée. Composée de magistrats ou de professeurs d'université, d'anciens mandataires, et d'anciens députés ou sénateurs elle doit émettre des avis, sans pouvoir sanctionner d'éventuels manquements, sur tout ce qui relève de l'éthique politique de tout mandataire fédéral, du ministre au haut fonctionnaire : les cumuls privés ou pas, les conflits d'intérêts, les rémunérations, les incompatibilités, les nominations, etc. Il a fallu six appels à candidatures, de juillet 2014 à mai 2015, et... un article du Vif/L'Express ("Ethique : le bal des "faux-culs"", le 20 mars dernier) pour susciter, principalement dans les catégories "anciens mandataires" et "anciens parlementaires", suffisamment de vocations pour pouvoir espérer voir les douze sages de cette commission enfin entamer leurs travaux.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Inscrivez-vous afin de pouvoir lire 4 articles gratuits par mois.

Nos partenaires