En 2016, au moins 200 personnes tuées pour avoir voulu protéger l'environnement

13/07/17 à 15:04 - Mise à jour à 15:06

Source: Belga

(Belga) Combattre des projets miniers, forestiers ou agricoles a coûté la vie à au moins 200 personnes dans le monde en 2016, une année noire record pour les défenseurs de l'environnement, selon un rapport publié jeudi par l'organisation Global Witness.

Le Brésil (49 morts), la Colombie (37), les Philippines (28) et l'Inde (16) sont les pays où l'ONG a dénombré le plus de victimes parmi les personnes engagées dans la protection de terres, de forêts et de rivières. Compte tenu des meurtres non répertoriés, "il est probable que le vrai nombre" de tués "soit plus élevé", estime l'organisation, qui effectue ce travail de recensement depuis 2002. Dans "40% des cas", souligne-t-elle, les victimes étaient issues de populations autochtones, le territoire qu'ils habitaient depuis des générations étant accaparé par des entreprises, des propriétaires terriens ou des acteurs locaux. Global Witness met en avant la responsabilité des investisseurs, privés comme publics, qui seraient trop souvent silencieux lorsque les populations locales ne sont pas consultées et la contestation de projets réprimée. L'Amérique latine demeure le continent le plus concerné (60% des meurtres signalés par Global Witness), à cause du Brésil et de la Colombie. Mais aussi en raison du Nicaragua qui, avec 11 décès, détient le triste record du plus grand nombre de défenseurs de l'environnement tués par habitant et du Honduras, avec le plus grand nombre par habitant sur une décennie (127). Six meurtres ont également eu lieu au Guatemala. (Belga)

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