Elèves en retard à Forest : plusieurs associations contestent vivement une sanction "excessive"

07/07/16 à 13:45 - Mise à jour à 13:42

Source: Belga

Le nouveau règlement d'ordre intérieur pour les écoles maternelles et primaires de Forest, qui prévoit l'exclusion provisoire d'un élève à partir du quatrième retard, stigmatise les enfants et n'a pas de visée pédagogique, dénoncent jeudi plusieurs associations. Elles demandent au bourgmestre de la commune bruxelloise de retirer cette sanction disciplinaire, "contraire à la Convention des Droits de l'Enfant".

Elèves en retard à Forest : plusieurs associations contestent vivement une sanction "excessive"

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Le conseil communal de Forest a adopté mardi ce nouveau règlement d'ordre intérieur, qui prévoit de nouvelles mesures sur le respect des horaires. Au premier retard, une note sera portée dans le journal de classe de l'élève. Aux second et troisième retards, il devra effectuer un travail sous surveillance et ne pourra réintégrer sa classe qu'après la première récréation. Au quatrième, il ne pourra pas entrer dans l'école durant une demi-journée.

Plusieurs associations de parents critiquent cette mesure qui punit les élèves pour un retard dont ils ne sont pas responsables. "Les enfants de maternelle et de primaire sont encore très largement dépendants de leurs parents pour se déplacer", explique la Fédération des Associations de Parents de l'Enseignement Officiel (FAPEO). "Des retards peuvent se produire pour une multitude de raisons. C'est encore plus vrai pour les parents qui n'ont pas la chance, pénurie de places oblige, d'avoir pu inscrire leur enfant dans une école de proximité."

La décision du bourgmestre violerait par ailleurs le droit à l'éducation exigé par la Convention des Droits de l'Enfant, ajoute l'Association de parents luttant contre l'échec scolaire et l'abandon scolaire. D'après cette asbl, la sanction peut d'ailleurs pousser les enfants à l'abandon scolaire. "Ce n'est en aucun cas une mesure de protection de nos enfants pour qu'ils fréquentent l'école mais une mesure répressive qui, loin d'encourager la régularité de la fréquentation scolaire, prive l'enfant de scolarité pendant toute une matinée", argumente-t-elle.

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