Ecolo réclame une interdiction de l'importation des produits issus des colonies israéliennes en Palestine

11/12/17 à 12:12 - Mise à jour à 12:12

Source: Le Vif

Dans un communiqué, Ecolo-Groen demande au Gouvernement fédéral qu'il instaure une interdiction d'importation, de transfert et de vente des produits issus des colonies israéliennes en Palestine, c'est-à-dire la Cisjordanie (dont Jérusalem-Est) et le Plateau du Golan.

Ecolo réclame une interdiction de l'importation des produits issus des colonies israéliennes en Palestine

Une colonie israélienne en Cisjordanie. © Reuters

"L'attentisme des Européens au Moyen Orient n'est pas supportable. L'instabilité qui y règne porte atteinte à la dignité et à la sécurité des populations qui y vivent mais aussi à notre continent," commente le député fédéral Ecolo Benoit Hellings. Ecolo et Groen ont dès lors déposé à la Chambre une résolution qui demande l'interdiction de l'importation en Belgique et en Europe des produits fabriqués dans les colonies qu'Israël occupe illégalement en Palestine. "L'Europe est le principal partenaire commercial d'Israël. Ceci lui donne donc les moyens d'exercer une pression maximale," précise Benoit Hellings. "Les colonies sont illégales au regard du droit international. Il est temps que les pays européens interdisent sur leurs marchés des produits fabriqués dans ces zones palestiniennes occupées illégalement et qui enrichissent la puissance occupante."

Pour Ecolo, la décision folle de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël montre que l'Europe ne peut pas compter sur les États-Unis pour faire valoir son point du vue dans ce dossier. "Après la volonté affichée par Donald Trump de se retirer des accords de Paris sur le climat et de l'accord avec l'Iran au sujet du nucléaire, voici la reconnaissance de Jérusalem comme capitale exclusive d'Israël. Il est temps que l'Europe et ses États portent une voix différente, et plus forte, en s'appuyant sur la force d'attraction économique que son immense marché représente. C'est une question de choix," estime Benoit Hellings.

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