"Ecolo manque peut-être de pragmatisme"...

26/05/14 à 12:20 - Mise à jour à 12:20

Source: Le Vif

Les mines étaient sombres au bureau politique élargi d'Ecolo. A l'entrée de la réunion, les écologistes francophones incriminaient une série de facteurs pour expliquer leur défaite et ne pointaient pas du doigt l'une ou l'autre responsabilité individuelle.

"Ecolo manque peut-être de pragmatisme"...

© Belga Image

Ecolo a commencé lundi vers 10h30 son après le scrutin de dimanche.

"Quand on perd une élection, c'est toujours dû à plusieurs choses", a fait remarquer la ministre bruxelloise Evelyne Huytebroeck.

Selon elle, les Verts ont pris leurs responsabilités et "mis les mains dans le cambouis" mais ils doivent s'interroger sur la façon dont ils font passer auprès des électeurs ce qu'ils ont réalisé dans les gouvernements.
"Les élections se jouent de plus en plus dans les dernières semaines, avec un fort taux d'indécis, et nous ne sommes pas efficaces dans la dernière semaine. Nous manquons peut-être de pragmatisme par rapport à des machines médiatiques plus fortes que nous", a jugé pour sa part Marcel Cheron, ne cachant pas son amertume devant la "démagogie" d'autres partis.

La participation au pouvoir dans les entités fédérées ainsi qu'à la majorité institutionnelle qui a approuvé la réforme de l'Etat, et l'opposition à l'échelon fédéral n'ont pas toujours été faciles à comprendre par les électeurs. "Il a été difficile pour le citoyen qui avait peur des mesures injustes du gouvernement fédéral de percevoir correctement comment nous nous étions profilés, c'est-à-dire dans l'opposition au fédéral", a expliqué la cheffe de groupe à la Chambre, Muriel Gerkens.

Dans leur exercice d'évaluation, les Verts ne devront pas chercher de bouc-émissaire, à l'intérieur ou à l'extérieur du parti, a averti M. Cheron.
"C'est une responsabilité collective", a renchéri Jacky Morael, ancienne figure de proue des écologistes.

"On assiste à 'back to the future', un bel exemple de retour au XXe siècle, avec la victoire d'un nationalisme flamand radical et un parti communiste qui renvoie des députés au parlement", a-t-il ajouté.

La plupart des personnalités d'Ecolo sont restés prudents sur une participation future à une majorité, soulignant qu'il n'appartenait de toute façon pas aux Verts de lancer des invitations. L'ex-secrétaire fédéral la juge improbable. "C'est très peu envisageable. Il faut tenir compte du verdict des élections quand on perd à ce point-là", a expliqué M. Morael.

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