Ecolo/Groen ! : "Nous nous battrons pour notre place à la table"

10/02/11 à 10:14 - Mise à jour à 10:14

Source: Le Vif

Ecolo et Groen! veulent poursuivre les discussions sur une réforme de l'Etat et n'optent pas pour l'opposition, ont assuré en choeur le président de Groen! Wouter Van Besien et le député Ecolo Olivier Deleuze sur les ondes de Radio Eén (VRT) ce matin.

Ecolo/Groen ! : "Nous nous battrons pour notre place à la table"

© Belga

"Nous nous battrons pour notre place à la table" des négociations, a affirmé Wouter Van Besien, soulignant les apports des Verts aux pourparlers des derniers mois en matière de politique climatique, sur Bruxelles ou la sécurité sociale.

Olivier Deleuze refuse d'opter d'emblée pour l'opposition. "Nous voulons influer sur la société avec nos idées, c'est normal", dit-il. Et d'ajouter, pour donner du poids à cette affirmation, qu'il se verrait "volontiers ministre".

On s'interroge sur la place des verts

Ecolo et Groen! ont participé aux discussions institutionnelles dans la formule à sept depuis l'après 13 juin. Avec l'ouverture aux libéraux et la mission royale de Didier Reynders, un changement de méthode est envisagé et d'aucuns s'interrogent sur la place des Verts.

Plutôt que de discuter de ce que Flamands et Francophones veulent encore faire ensemble, l'idée de M. Reynders serait de définir certains chapitres et n'appliquer cette méthode qu'à ces chapitres, selon Le Soir. Le socio-économique serait ajouté à la discussion.

Charles Picqué, sur la RTBF, a une nouvelle fois insisté pour "agir sur le plan socio-économique" vu l'urgence, et aller "vers un premier paquet de mesures institutionnelles". "Et puis on se donne pour objectif de travailler toute une série de chapitre caractérisés par des grands principes", explique-t-il.

Car à ses yeux, il serait "très difficile de tout emballer très vite" et si un accord devait être "bâclé, déséquilibré", l'une des parties frustrées voudra sa revanche, ce qui prépare "de nouveaux problèmes".

Pour autant, la participation d'Ecolo à un gouvernement -La Libre juge que les partis tentent actuellement de "décramponner" les Verts- n'est "pas une question à aborder maintenant", selon Charles Picqué. D'après lui, il n'y a à l'heure actuelle "pas de calculs visant des alliances particulières". "Il faut d'abord dégager ce qui peut être une série de solutions ; on verra alors qui appuiera ces pistes", résume-t-il.

Le retour spectaculaire de la note Vande Lanotte

Didier Reynders reçoit à 9h30 les présidents des partis francophones. Pour Wouter Van Besien, le fait qu'un libéral mène actuellement le jeu n'est pas tant une question d'agenda communautaire.

Le président de la N-VA Bart De Wever "craignait en fait un gouvernement trop progressiste" dans la formule à sept, rappelle-t-il.

Et le président de Groen! de souligner le "come-back spectaculaire" de la note de l'ex-conciliateur royal Johan Vande Lanotte, qui avait pourtant été "descendue" par le CD&V et la N-VA. Le premier ministre Yves Leterme loue cette note dans l'hebdomadaire flamand Knack, tandis que Didier Reynders "travaille sur base de ce document", souligne Wouter Van Besien.

A ses yeux, la proposition de la N-VA de présenter le projet d'accord interprofessionnel au parlement après son rejet par deux syndicats n'est qu'une manière de "rajouter du chaos au chaos" et de tenter de démontrer que les institutions fédérales ne fonctionnent pas.

Wouter Van Besien insiste également sur l'"angoisse" du CD&V et de la N-VA d'aborder le dossier bruxellois. Le débat ne porte pas en réalité sur l'élargissement de Bruxelles - "un rituel des partis
francophones pour les caméras de télévision", dit-il- mais sur l'avenir de Bruxelles.

Le Vif.be, avec Belga

Nos partenaires