Down-Sec a piraté à nouveau le site de l'agence fédérale du contrôle nucléaire

28/03/16 à 07:25 - Mise à jour à 07:25

Source: Belga

(Belga) "Down-Sec a anéanti le site de l'agence fédérale du contrôle nucléaire. #MichelOut! #JambonPremier! ", a tweeté le collectif de pirates informatiques dimanche. Lundi matin le site était à nouveau accessible, a pu constater l'agence Belga. Le gendarme du secteur nucléaire a réagi de manière laconique. "Ce n'est pas la première fois. Nos informaticiens s'en sont chargés et nos sites internet pourront à nouveau être redémarrés d'ici quelques heures, comme la dernière fois. Nous ne comprenons pas pourquoi les pirates nous visent. Ils ne peuvent pas toucher à nos informations sensibles", a réagi Lodewijk Van Bladel, porte-parole de l'Agence fédérale du contrôle nucléaire (AFCN) à Belga dimanche soir alors que le site de l'agence était encore inaccessible.

"Nous avons demandé les dernières fois à Down-Sec pourquoi ils nous visaient, mais nous n'avons pas reçu de réponse", a ajouté M. Van Bladel. "Nous remarquons qu'ils paralysent des sites internet dans notre pays avec beaucoup de visibilité, comme le site du Premier ministre ou le site du Palais. Nous savons que leur piratage a débuté avec le décès d'une jeune fille à Liège, qui a été victime de harcèlement", explique le porte-parole, qui précise qu'il ignore pourquoi l'AFCN est également dans le collimateur de ce collectif. Le 26 mars, lorsque le collectif franco-belge avait mis à plat le site du Premier ministre, Down-Sec déclarait sur sa page qu'il était temps de démissionner pour Charles Michel. "Nous estimons que Charles Michel n'a plus sa place comme Premier ministre, il a failli", était-il inscrit dans un français approximatif. Ce week-end, Gilles de Kerchove, coordina­teur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme, affirmait dans les médias qu'il ne serait pas étonné "qu'avant cinq ans, il y ait des tentati­ves d'utiliser Internet pour commettre des at­tentats", comme envers le centre de gestion d'une centrale nucléaire. Il émettait aussi des doutes sur la capacité du gouvernement d'anticiper et de résoudre d'importantes cyber-attaques. (Belga)

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