Donald Trump critique le système de santé britannique, au risque de déplaire un peu plus

05/02/18 à 15:51 - Mise à jour à 15:53

Source: Belga

(Belga) Nouvelle polémique, nouvelles turbulences en vue: le président américain Donald Trump a pris le risque d'attiser encore un peu plus les tensions avec le Royaume-Uni en critiquant le système de couverture santé universelle.

"Les démocrates poussent pour un système de couverture santé universelle alors que des milliers de gens défilent au Royaume Uni parce que leur système U (Universel) est en passe de faire faillite et ne fonctionne pas", a tweeté le président lundi matin, peu après que Nigel Farage, un politicien britannique soutien de M. Trump, eut évoqué le sujet sur Fox News. Les "dems (démocrates) veulent fortement augmenter les impôts pour de mauvais soins médicaux anonymes. Non merci! ", a ajouté M. Trump, qui a fait du démantèlement de la couverture santé obligatoire instaurée par son prédécesseur Barack Obama l'une de ses priorités. Des milliers de personnes ont défilé samedi à Londres pour la défense du National Health Service, qui est à un point de rupture, par manque de personnel, faute de financement adéquat depuis des années. La situation du NHS --très populaire-- est rendue encore plus difficile par l'épidémie de grippe. En ajoutant sa voix à un débat chargé d'émotions au Royaume Uni, le président américain risque d'aliéner un peu plus une partie de la population qui lui a déjà promis un accueil mouvementé s'il devait visiter le pays. Les relations avec l'allié britannique sont à un plus bas depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, notamment à cause des tweets intempestifs du président. Ses retweets de trois vidéos islamophobes publiées par la vice-présidente du mouvement extrémiste Britain First avaient suscité l'indignation au Royaume-Uni, y compris de la Première ministre, Theresa May. M. Trump s'est excusé fin janvier. Le 12 janvier, le milliardaire avait annulé une visite à Londres destinée à inaugurer la nouvelle ambassade des États-Unis, dont il a critiqué l'emplacement. Mais les analystes y ont vu une manière d'éviter un déplacement lors duquel il risquait d'être accueilli par des manifestations hostiles. (Belga)

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