Doel 1 et 2: l'Agence de contrôle nucléaire prendra le temps nécessaire

27/05/15 à 15:28 - Mise à jour à 15:28

Source: Belga

L'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) prendra le temps qu'il faut pour analyser le dossier, en toute indépendance, a indiqué mercredi sa porte-parole interrogée à propos de la prolongation des centrales de Doel 1 et 2.

Doel 1 et 2: l'Agence de contrôle nucléaire prendra le temps nécessaire

© Reuters

La Chambre approuvera la semaine prochaine en séance plénière le projet de loi qui prolonge l'activité des deux centrales. Une fois la loi approuvée, il reviendra à Electrabel d'introduire une demande auprès de l'Agence, qui portera tant sur Doel 1 arrêtée au mois de février que Doel 2 dont l'extinction était prévue à la fin de l'année.

"Nous n'avons pas de responsabilité en matière d'approvisionnement énergétique et donc pas de contrainte de temps qui y serait liée. Nous prendrons le temps nécessaire pour analyser la demande. C'est à Electrabel de nous fournir la liste des investissements qu'il juge nécessaires, de former le personnel, de répondre aux exigences de stress test, etc.", a expliqué la porte-parole. Outre la prolongation de Doel 1 et 2, l'AFCN doit également poursuivre le contrôle des micro-fissures constatées sur l'acier des cuves de Doel 3 et Tihange 2.

A la fin du mois passé, elle a organisé une réunion du comité d'experts internationaux spécialisés dans le domaine des effets de l'irradiation sur les propriétés des matériaux. Ils se sont penchés sur les campagnes d'essais complémentaires menées par Electrabel. A l'issue de leurs discussions, l'opérateur électrique devrait être fixé sur la méthodologie à respecter pour rédiger son dossier de justification démontrant que la présence de ces défauts n'est pas de nature à compromettre l'intégrité structurelle des cuves. L'AFCN et sa filiale technique Bel V examineront le dossier "minutieusement" en recourant aux services de l'organisme de contrôle AIB Vinçotte, du comité d'experts et d'une équipe de recherche externe. Elle décidera ensuite si elle autorise le redémarrage des réacteurs. "Ce processus durera encore plusieurs mois", précise l'AFCN.

En savoir plus sur:

Nos partenaires