Doctorant de l'ULg détenu en Iran - La pétition lancée par Amnesty International a déjà récolté plus de 8.000 signatures

10/06/16 à 18:03 - Mise à jour à 18:03

Source: Belga

(Belga) La pétition lancée cette semaine par Amnesty International Belgique pour venir en aide à Hamid Babaei a déjà récolté plus de 8.000 signatures. Cet étudiant iranien, doctorant à l'ULg, avait été condamné à six ans d'emprisonnement le 21 décembre 2013 pour "atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des Etats hostiles", en l'occurrence la Belgique. Il avait refusé d'espionner des étudiants iraniens vivant en Belgique. La bourse que lui versait l'ULg a été considérée comme preuve de ses activités pour le compte d'"Etats hostiles".

Doctorant de l'ULg détenu en Iran - La pétition lancée par Amnesty International a déjà récolté plus de 8.000 signatures

Doctorant de l'ULg détenu en Iran - La pétition lancée par Amnesty International a déjà récolté plus de 8.000 signatures © BELGA

L'état de santé d'Hamid Babaei est de plus en plus préoccupant. Raison pour laquelle Amnesty International Belgique a lancé une pétition pour qu'il puisse bénéficier d'un traitement médical. "Son cas nécessite vraiment des soins en milieu hospitalier. Il souffre actuellement de violentes angoisses et de crises de panique ", explique Valérie Michaux, responsable de la communication chez Amnesty International Belgique. "Amnesty invite tout un chacun à signer cette pétition pour qu'Hamid Babaei reçoive les soins médicaux adéquats et pour qu'il soit libéré immédiatement et sans condition", précise encore Valérie Michaux. Condamné en 2013, Hamid Babaei avait interjeté appel en février 2014. Cet appel avait été rejeté. Sa peine avait toutefois été commuée à deux ans de prison ferme et quatre ans de liberté surveillée. Sa détention préventive prise en compte, il aurait dû bénéficier d'une liberté surveillée dès le mois d'août 2015. Mais il est toujours détenu en Iran. Son cas a été pris très au sérieux dans le monde des universités francophones. En décembre 2015, plusieurs recteurs avaient souhaité défendre sa cause auprès de l'ambassade d'Iran, à Bruxelles. Ils n'avaient pas été reçus et une pétition de 20.500 signatures avait dès lors été envoyée par courrier. "Nous n'avons pas connaissance d'une véritable suite", précise Valérie Michaux. "En attendant, Hamid Babaei souffre de problèmes de santé sérieux et a un urgent besoin de soins." (Belga)

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